Sous le slogan « Abolition Now », la Ville Lumière s’apprête à devenir le centre névralgique de la diplomatie des droits humains. Organisé par l’association Ensemble contre la peine de mort (ECPM), le 9e Congrès mondial se tiendra du 30 juin au 2 juillet 2026, avec pour ambition de transformer les plaidoyers en engagements politiques concrets.
Un sommet diplomatique et militant de haute volée
Pendant trois jours, la Maison de la Radio et de la Musique ainsi que l’Hôtel de Lassay accueilleront plus de 1 000 participants venus des cinq continents. Le congrès réunira une mixité d’acteurs sans précédent : des chefs d’État et ministres, plus de 150 diplomates, des membres de la société civile, ainsi que des journalistes issus de pays non-abolitionnistes.
L’objectif est clair : encourager des avancées universelles, combattre les discriminations et protéger les droits fondamentaux face aux risques de résurgence de la peine capitale dans certaines régions du globe.
Une programmation entre débats et culture
Le congrès ne se limitera pas aux sphères politiques. Le programme s’annonce dense avec :
- 16 débats thématiques pour approfondir les enjeux juridiques et éthiques.
- 14 actions culturelles pour sensibiliser le grand public par l’art et le témoignage.
- Un espace dédié aux jeunes, mettant en avant 50 ambassadeurs mondiaux pour assurer la relève du mouvement abolitionniste.
Trois axes forts structureront les discussions et les actions de cette édition 2026 :
- Le rôle du pouvoir judiciaire : Une analyse approfondie de l’examen de la constitutionalité de la peine de mort par les plus hautes juridictions nationales, et le rôle des juges comme acteurs de l’abolition .
- La situation en Asie de l’Est : Un focus sur les défis de la transparence et les enseignements à tirer de cette région .
- Les jeunes au centre du combat abolitionniste : Des sessions dédiées à la communication abolitionniste dans un contexte médiatique changeant, et à la protection des abolitionnistes dans un environnement de plus en plus hostile .
Le Congrès se déroulera sur plusieurs sites emblématiques de Paris. La Maison de la Radio et de la Musique accueillera la cérémonie officielle d’ouverture, des débats, l’Agora de l’Abolition (22 stands d’organisations de la société civile, expositions « Arts et couloir de la mort », « Hakamata letters ») et l’Espace Jeunesses (activités, rencontres, expositions « Dessine-moi l’abolition ») . Des soirées networking et témoignages sont également prévues, ainsi que des expositions de dessin de presse avec Cartooning for Peace .

La troisième journée se tiendra à l‘Hôtel de Lassay et à l’Assemblée Nationale, avec une quinzaine de side events et la cérémonie de clôture. Cette dernière sera l’occasion de mettre en avant les acteurs abolitionnistes et de remettre des prix, dont le Grand Prix Badinter, à cinq lauréats . Un happening final et une marche artistique et militante concluront l’événement .
Le comité académique du Congrès, paritaire et diversifié, inclut des personnalités telles que Lina Alhathoul (militante des droits humains), Amina Bouayach (Présidente de la GANHRI), Matthew Goldberg (Président de la Coalition Mondiale contre la peine de mort), et Ndume Olatushani (ancien condamné à mort), garantissant la richesse et la pertinence des échanges .
Comment participer ?
Signe d’une volonté d’ouverture, l’événement est gratuit et ouvert à tous. Les inscriptions débuteront le 15 avril 2026. Pour faciliter les interactions et le suivi des débats, l’organisation a mis en place une application dédiée : « ECPM – 9th World Congress », disponible sur l’App Store et Google Play.
Ce 9e Congrès mondial contre la peine de mort s’annonce comme un moment crucial pour renforcer la mobilisation internationale et faire progresser la cause de l’abolition, en mettant l’accent sur l’engagement citoyen et la protection des droits fondamentaux.




