À l’approche de la Journée Internationale de la Liberté de la Presse, la section régionale du Littoral du Syndicat National des Professionnels de l’Information et de la Communication (SPIC) lance la première édition de la SSYNAM. Entre revendications sociales et quête de souveraineté narrative, le mouvement entend marquer l’histoire des médias à Douala.
Le ton est donné. Pour Didier Ndengue, Président de la section régionale du Littoral du SPIC, l’heure n’est plus aux simples constats, mais à l’action. Dans un contexte national marqué par une précarité grandissante et des atteintes répétées à l’intégrité des journalistes, le syndicat lance la Semaine du Syndicalisme Agissant dans les médias (SSYNAM), qui se déroulera du 25 avril au 3 mai 2026.

Un cri de ralliement face à l’adversité
L’initiative naît d’une urgence : celle de protéger une profession sous haute tension. Au-delà de la célébration festive, le SPIC Littoral dresse un tableau sombre des réalités de terrain. Intimidations, entraves à l’accès à l’information, manque de subventions publiques et, plus tragique encore, des cas de torture et d’enlèvements ayant parfois conduit au décès de confrères.
« Les professionnels des médias réclament plus de considération et de liberté. Il est temps de rassembler la corporation autour d’un idéal commun pour défendre nos droits régulièrement bafoués », martèle Didier Ndengue.
Un programme entre solidarité et formation
La SSYNAM ne se veut pas uniquement revendicatrice ; elle se déploie sur le terrain social et intellectuel à travers une série d’activités fortes :
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Social et proximité : Des descentes dans les rédactions de Douala, des échanges dans les écoles de formation en journalisme et une remise de dons à un orphelinat de la ville pour réaffirmer l’ancrage social des communicants.
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Réflexion stratégique : Un atelier de haut niveau, organisé en partenariat avec le Think-Do Tank The Okwelians, portera sur le thème : « Souveraineté narrative et traitement de l’information dans les médias en période de médiation ». L’objectif est de permettre aux journalistes de se réapproprier le récit africain, tout en maîtrisant les nuances du traitement de l’information en zones de conflit ou de médiation.
Le 3 mai : Devoir de mémoire et cohésion
Le point d’orgue de cette semaine sera la célébration de la Journée Internationale de la Liberté de la Presse, le 3 mai 2026. Cette date sera marquée par un moment de recueillement profond : une minute de silence sera observée en mémoire des journalistes et camarades disparus entre 2025 et 2026.
La lecture de la déclaration officielle du Secrétaire Général des Nations Unies rappellera les enjeux mondiaux de la profession, avant que la semaine ne se clôture par un match de football. Cette rencontre sportive entre les membres du SPIC Littoral et leurs partenaires symbolisera la solidarité et la résilience d’une corporation qui refuse de céder au découragement.
Le calendrier de la SSYNAM 2026
| Dates | Activités majeures |
| 25 avril – 2 mai | Visites des médias, écoles de communication et action sociale (orphelinat). |
| Période de la semaine | Atelier sur la souveraineté narrative (Partenariat The Okwelians). |
| 3 mai | Minute de silence, Déclaration de l’ONU et match de gala. |




