À la Fondation Muna ce 3 avril 2026, Léon Theiller ONANA a frappé fort. Face à la presse, l’ancien militant du RDPC aujourd’hui président de l’Organisation du Mouvement Patriotique (OMP), a dévoilé une vision tranchée : remettre l’humain au cœur de l’action publique et rompre avec une gouvernance jugée déconnectée des réalités sociales.
Dans un ton direct et sans détour, le conseiller municipal du Monatélé a défendu une politique centrée sur la justice sociale, la dignité et l’équité. « Gouverner, c’est répondre aux besoins réels des populations », martèle-t-il, esquissant une ligne idéologique en rupture assumée avec les pratiques traditionnelles.
Mais c’est sur le terrain économique que l’annonce a pris une dimension explosive : la création du Mokanda, une nouvelle monnaie nationale. Présentée comme un levier de souveraineté, cette réforme vise à redonner à l’État le contrôle de sa politique économique et à stimuler la production locale. Pour Léon Theiller ONANA, il ne s’agit pas d’un simple symbole, mais d’un outil stratégique nécessitant une refonte profonde du système financier.
Dans un climat politique chargé de soupçons, le leader de l’OMP a également tenu à clarifier sa position. Il rejette catégoriquement toute proximité avec le pouvoir en place et revendique une indépendance totale. Une posture cohérente avec son parcours, lui qui avait déjà défié Paul BIYA au sein du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) avant la présidentielle de 2025.
Sur le plan institutionnel, il plaide pour une décentralisation effective, dénonçant une centralisation « étouffante ». Conseiller municipal à Monatélé, il appelle à transférer réellement compétences et ressources aux collectivités locales.
Au-delà des discours, cette sortie médiatique confirme une ambition : s’imposer comme une alternative crédible. Entre souveraineté monétaire, réforme de l’État et recentrage social, Léon Theiller ONANA pose les jalons d’un projet politique offensif à l’approche des prochaines échéances.
Adiano Gerbain KOAGNE




