Le Tribunal de première instance de Douala-Bonanjo a rendu son délibéré ce lundi 21 septembre 2026 dans la procédure opposant le ministère public à Me Alice Nkom et à Maximilien Ngo Mbe, directrice exécutive du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (REDHAC).
Une culpabilité partielle et une relaxe
À l’issue de l’audience, la juridiction a établi une distinction nette entre les chefs d’accusation. Me Alice Nkom a été reconnue coupable du seul chef de bris de scellés. Elle écope d’une peine d’un an d’emprisonnement assortie d’un sursis pendant cinq ans, ainsi que d’une amende de 500 000 FCFA.
De son côté, Maximilien Ngo Mbe a été pleinement relaxée par le tribunal. Par ailleurs, la charge de rébellion initialement retenue contre les deux prévenues a été totalement écartée par la juridiction.
L’origine du litige et les voies de recours
L’affaire découle de la suspension administrative des activités du REDHAC et de la mise sous scellés de ses locaux à Douala. Les débats ont principalement porté sur les circonstances du retrait de ces scellés et sur les accusations de résistance à l’autorité publique, désormais caduques.
S’agissant d’une décision rendue en première instance, le jugement n’est pas définitif. La défense dispose d’un délai légal de dix jours à compter de ce prononcé pour interjeter appel et porter le dossier devant la juridiction du second degré.




