Accès à la justice : le Cameroun brise le silence sur les violences faites aux femmes à l’ONU

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À New York, lors de la 70e session de la Commission de la condition de la femme, le Cameroun a porté une voix ferme : celle d’un pays engagé, mais encore confronté à des défis majeurs dans la protection des droits des femmes.

Depuis le 9 mars 2026 au siège des Nations Unies, le Cameroun s’est illustré sur la scène internationale à l’occasion de la 70e session de la Commission de la condition de la femme. Conduite par la Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie Thérèse ABENA ONDOA, la délégation camerounaise a placé au cœur des débats une question cruciale : l’accès équitable à la justice pour toutes les femmes et les filles.

Dans un contexte mondial marqué par la persistance des inégalités, le Cameroun a défendu une position sans détour. « L’accès à la justice est le socle même de l’État de droit », a martelé la MINPROFF, rappelant l’importance d’éliminer les lois et pratiques discriminatoires.

Face aux représentants des États membres et des organisations internationales, elle a mis en avant des avancées significatives. La réforme du Code pénal de 2016, saluée comme un tournant, a mis fin à certaines dispositions discriminatoires, notamment en matière d’adultère et de violences sexuelles. À cela s’ajoutent l’assistance judiciaire pour les plus vulnérables et la mise en place de mécanismes d’alerte, dont le numéro vert 1523 pour signaler les violations des droits humains et la ligne 116 dédiée aux enfants.


Sur le terrain, des efforts concrets émergent : cliniques juridiques mobiles, plateformes de prise en charge des survivantes, ou encore unités spécialisées dans les services d’enquête. Autant d’initiatives qui traduisent une volonté d’agir, notamment dans les zones en crise.

Mais derrière ces progrès, les défis restent lourds. L’absence d’une loi spécifique sur les violences basées sur le genre, le coût de la justice, l’impunité persistante ou encore la méconnaissance des droits maintiennent de nombreuses femmes à l’écart des tribunaux.

En marge des travaux, le Cameroun a également participé aux concertations de l’Union africaine pour renforcer la voix du continent et définir les priorités en matière d’égalité des sexes d’ici 2026.

À New York, le message est clair : le combat pour la justice des femmes est engagé, mais loin d’être achevé.

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