Aloys Parfait Mbvoum, le président du Forum Républicain, est privé de liberté depuis le 27 novembre 2025. Il est détenu à la prison centrale de Kondengui dans le cadre de la crise postélectorale qui a secoué le Cameroun après la dernière élection présidentielle du 12 octobre 2025.
La semaine dernière, la détention provisoire de cet ancien cadre du Siocial Democratic Front (Sdf) interpellé en pleine nuit à son domicile dans le cadre de son soutien au candidat Issa Tchiroma Bakary a été prorogée par le Commissaire du gouvernement près le tribunal militaire de Yaoundé.
L’homme politique dénonce les conditions de détention dont il fait l’objet depuis son interpellation depuis sept mois. Il dénonce notamment les atteintes à ses droits fondamentaux et des violations de procédure de la part de certains responsables des forces de maintien de l’ordre qui ont procédé à son interpellation.
« Parfait Mbvoum n’a pas été interpellé lors d’une manifestation sur la place publique. Il a soutenu le candidat de l’opposition Issa Tchiroma Bakary lors de la dernière élection présidentielle du 12 octobre dernier. En tant que citoyen, il jouit de toutes ses libertés à soutenir un candidat de son choix. Son interpellation vient montrer comment les leaders de l’opposition sont maltraités dans notre pays. Nous réclamons que ce père de famille soit libéré », explique un leader de la société civile.
Selon Me Emmanuel Simh, avocat au barreau du Cameroun, l’affaire Parfait Mbvoum est toujours en phase d’instruction devant une juge du tribunal militaire.
Depuis l’incarcération de l’homme politique, plusieurs organisations de défense des droits de l’homme ne cessent de réclamer sa libération. Dans le cadre de la crise postélectorale, plusieurs leaders politiques à l’instar de Djeukam Tchameni, du Pr. Aba Oyono, des soutiens de la candidature d’Issa Tchiroma Bakary lors de la présidentielle d’octobre 2025 ont été interpellés. C’est en décembre que le Pr. Aab Oyono a été libéré quelques jours après le décès de son codétenu Anicet Ekane, le président du Manidem.
Source ; LE JOUR





