L’affaire du bris de scellés au Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (REDHAC) connaît une nouvelle étape cruciale. Ce lundi 7 septembre, Alice Nkom, présidente du conseil d’administration, et Maximilienne Ngo Mbe, directrice exécutive de l’organisation, sont comparues devant le Tribunal de première instance (TPI) de Douala-Bonanjo. Le tribunal a décidé de reporter le délibéré au 21 septembre, date à laquelle le verdict sera rendu.
Le litige remonte à décembre 2024. Le ministre de l’Administration territoriale a ordonné la suspension de
REDHAC et la mise sous scellés de ses locaux. Il invoque des accusations de « financement illicite ». Ainsi, les scellés imposés ont fermé les portes de l’association pendant trois mois, paralysant son fonctionnement.
En octobre 2025, se fondant sur une décision du tribunal administratif de septembre de la même année, Me Alice Nkom a ouvert les locaux du REDHAC, acte qui déclencha les accusations de bris de scellés portées contre elle et Maximilienne Ngo Mbe. Depuis lors, elles sont régulièrement citées à comparaître dans ce dossier, qu’elles contestent vigoureusement, qualifiant la procédure de dépourvue de fondement légal
La défense bénéficie d’un large soutien. Des personnalités et des avocats apportent leur appui. Des acteurs politiques dénoncent une entrave à la liberté d’expression et au travail des défenseurs des droits humains au Cameroun. Ce dossier est suivi de près. Des questions sur le respect des droits civiques émergent. La validité des interventions étatiques envers les ONG dans la région est aussi examinée.
Le TPI de Douala-Bonanjo sera attendu pour son prononcé le 21 septembre. Cette annonce pourrait avoir de fortes répercussions sur la dynamique des droits humains au Cameroun.