Réunis à Bamako, les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel (AES) regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont franchi une nouvelle étape dans la coordination de leur stratégie d’intégration régionale. Ce bloc est fermement axé sur la souveraineté sécuritaire et la sortie progressive des circuits diplomatiques et financiers occidentaux classiques.
Cette dynamique d’émancipation s’inscrit dans un climat géopolitique sous-régional particulièrement lourd, marqué par la rupture assumée entre Ouagadougou et la France ainsi que par le retrait officiel de Niamey de la Cour pénale internationale (CPI).
S’éloignant du simple slogan, l’AES devient un véritable cadre institutionnel organisant la coopération militaire et les politiques économiques communes. Néanmoins, sa viabilité à long terme se mesurera à sa capacité à transformer ses ambitions souverainistes en améliorations concrètes du quotidien pour les populations (accès à l’eau courante, à l’électricité et maîtrise des prix des denrées de première nécessité).




