Le 16 juin 1976, des milliers d’étudiants marchaient à Soweto, en Afrique du Sud, pour défendre leur droit à une éducation digne. Cinquante ans après cette tragédie historique, la Journée de l’enfant africain 2026 résonne à la fois comme un devoir de mémoire et un appel urgent à l’action.
Cette année, l’Union africaine a choisi de placer la席au centre des débats avec un thème crucial : « Garantir l’accès universel à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène pour chaque enfant en Afrique ».
Pour l’organisation caritative internationale Mary’s Meals, ce thème met en lumière un lien indissociable : on ne peut bien apprendre sans être nourri, et on ne peut nourrir sans un accès sûr à l’eau potable.
Un double défi : la faim et la soif d’apprendre
Selon les dernières données de l’UNESCO, environ 118 millions d’enfants et de jeunes ne sont toujours pas scolarisés sur le continent africain. Face à cette crise, l’impact des repas scolaires n’est plus à prouver : ils réduisent la faim, augmentent l’énergie et améliorent considérablement la concentration ainsi que la fréquentation des classes.
Aujourd’hui, Mary’s Meals nourrit quotidiennement plus de 2 654 000 enfants dans 10 pays d’Afrique (et plus de 3 millions à l’échelle mondiale). Rien qu’en 2025, l’organisation a réussi à étendre son action à 638 000 enfants supplémentaires à travers 1 280 écoles. Cependant, l’extrême pauvreté et le manque d’infrastructures de base continuent de dresser des barrières invisibles devant les portes des écoles.
Quand la corvée d’eau prive les enfants d’école

Zhakata Primary School, Murewa District, Mashonaland East Province, Zimbabwe.
Le manque d’eau potable reste l’un des principaux obstacles à la scolarisation, en particulier pour les jeunes filles. C’est le cas de Nyawa, élève à l’école primaire de Nkhuzyeni en Zambie. Bien qu’elle vive près de son établissement, ses journées commencent par la recherche de l’eau, un parcours semé d’embûches :
« Je vais chercher de l’eau avec mes amies, jamais seule. Le chemin est bordé de buissons et d’une végétation dense, et il y a des risques, aussi bien à cause des personnes que des animaux », confie-t-elle. Malgré cela, sa détermination reste intacte : « Je veux terminer mes études pour avoir une vie meilleure. J’aimerais devenir infirmière. J’adore le porridge de Mary’s Meals. »
De la cantine au foyer : l’effet vertueux de l’hygiène
À Madagascar, l’action de Mary’s Meals montre que l’accès à l’eau et le renforcement des règles d’hygiène, comme le lavage des mains à l’école, transforment également les habitudes des familles à la maison. Pour maximiser cet impact, les partenaires opérationnels de l’organisation déploient des projets de forages et d’installation de pompes manuelles directement dans les écoles partenaires.
Samantha Cameron, coordinatrice de programme pour l’un des partenaires sur l’île, explique cette approche de terrain :
« Nos agents chargés de la restauration scolaire vivent au sein des communautés […]. Cela nous permet de mieux comprendre les problèmes auxquels ils sont confrontés [et] de répondre au besoin en eau potable. Nous priorisons désormais ces interventions dans les écoles participant au programme de restauration scolaire. »
En cette journée symbolique, le message est clair : l’accès à l’eau et à l’éducation sont des droits fondamentaux indissociables. Mary’s Meals appelle à la solidarité internationale pour amplifier ses programmes et offrir un avenir digne à des millions d’enfants africains.
Pour soutenir l’action de l’organisation ou en apprendre davantage, rendez-vous sur le site officiel : marysmeals.org.




