Ce mardi 28 juillet 2026, Goma s’est réveillée dans un silence inhabituel. À l’appel du mouvement Sarambwa, une marche qualifiée de « Made in Rwanda » a mis la capitale du Nord-Kivu sous cloche, sémant la peur et paralysant la vie quotidienne des habitants et des environs.
Des avenues désertes, une ville sous pression
Dès l’aube, les artères habituellement animées de Goma sont vides. La majorité des habitants a choisi de rester confinée chez elle, préférant éviter tout incident. Seul l’axe Rond-point Chukudu – Signers échappait encore à la paralysie en matinée. Partout ailleurs, commerces fermés, écoles à l’arrêt, déplacements impossibles : Goma avait des allures de ville fantôme.
Des témoignages accablants de rafles militaires
Ce qui indigne le plus les Gomatraciens, c’est la nature de cette mobilisation. Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, des éléments armés auraient procédé à des rafles dans les quartiers pour contraindre enfants, jeunes et personnes âgées à prendre part à la marche.
« On ramasse les gens pour marcher », résume l’un des témoins.
Une pratique dénoncée avec fermeté par Ricky Paluku Kombi, notable du Nord-Kivu et défenseur des droits humains, qui parle d’une atteinte flagrante à la liberté de mouvement dans une région déjà profondément fragilisée.
Une colère contenue, un silence officiel assourdissant
La mobilisation pour formée suscite une indignation croissante parmi les habitants.
« Marcher oui, mais pas sous la contrainte », lâche un résident du quartier Ndosho.
Dans une ville où la crise sécuritaire s’est installée dans la durée, cette journée du 28 juillet s’ajoute à une longue liste d’atteintes aux libertés fondamentales énoncées par la société civile locale. À l’heure de la publication de cet article, aucune réaction officielle n’avait été enregistrée de la part des autorités de Kinshasa.





