Le ministre des Mines gabonais Sosthène Nguema Nguema a signé ce lundi 7 septembre 2026 la convention autorisant la reprise des activités de la Société équatoriale des mines (SEM), mettant fin à quatre mois de suspension de la filière aurifère nationale. Ce délai a permis de conduire un audit interne auprès de l’ensemble des sociétés minières du pays.
Une traçabilité totale de la mine au lingot
Le nouveau dispositif est sans ambiguïté : toute la production nationale d’or devra obligatoirement transiter par la raffinerie d’Angondjé pour être transformée en lingots purs à 99,999 %, estampillés d’un code QR retraçant le permis d’origine et le circuit commercial. Les achats directs auprès de particuliers sont désormais interdits, remplacés par un réseau de comptoirs agréés.
Des réserves stratégiques pour les générations futures
Cette réorganisation permettra à l’État gabonais de constituer progressivement des réserves d’or auprès de la BEAC. Le nouveau cadre s’inscrit dans la logique du futur Code minier, avec l’objectif de mettre fin à l’évasion des ressources et de restaurer une souveraineté effective sur l’un des secteurs les plus stratégiques du pays.




