Crise à Eneo : Grève des agents de coupures à Douala

Les employés du sous-traitant Emploi Service réclament 3 mois d'arriérés. Eneo dément toute responsabilité et pointe des failles administratives.

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La tension est montée d’un cran ce début de semaine. Les agents en charge des opérations de coupures et remises pour le compte d’ENEO sont officiellement en arrêt de travail. Entre arriérés de salaire, accusations de « système de paiement opaque » et menaces de licenciement, le climat social est délétère.

Le 15 décembre devait être la date butoir ; elle est devenue celle du point de rupture. Malgré le versement d’un mois d’arriéré sur les trois réclamés, les employés de la structure Emploi Service/DRD ont décidé de croiser les bras. Pour ces techniciens de terrain, le compte n’y est pas, et le malaise va bien au-delà d’un simple retard de paiement.

« Le mal est profond » : Des salaires divisés par deux ?

Selon les témoignages recueillis auprès des grévistes, la situation salariale s’est dégradée depuis janvier 2023. Les agents dénoncent un écart abyssal entre les sommes versées par ENEO à leur employeur (estimées à 235 000 FCFA par tête) et le salaire réellement perçu par l’employé, qui stagnerait autour de 120 000 FCFA.


Plus grave encore, les grévistes pointent du doigt un système de paiement baptisé « PRORATA », mis en place avec ce qu’ils qualifient de « complicité de certains responsables ». Ce système rendrait, selon eux, le calcul des rémunérations illisible. « L’employé ne connaît même plus combien il est payé chaque mois », déplore un porte-parole des agents.

Le dialogue semble rompu : les employés affirment avoir reçu des menaces de démission forcée et de licenciement de la part de leur hiérarchie lors de tournées dans les agences ces derniers jours.

La réaction d’ENEO : Une faute rejetée sur la gestion administrative

Contactée, la compagnie ENEO tient à apporter des précisions pour clarifier ses responsabilités. L’entreprise rejette l’idée d’une crise d’envergure nationale, affirmant qu’il n’y a pas plus de 100 agents concernés par ce sous-traitant à Douala.

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Sur le fond du problème financier, ENEO se veut catégorique :

  •  Les paiements ont été effectués : Malgré des retards dans la transmission des documents administratifs par Emploi Service, ENEO affirme avoir accéléré ses procédures internes pour que le prestataire soit payé.
  •  Une faille chez le sous-traitant : La direction d’ENEO pointe des « faiblesses » dans la chaîne de gestion documentaire de ses PME sous-traitantes. « Nous leur versons leur argent… Le temps que ça peut prendre pour qu’ils paient leurs employés, nous ne pouvons pas l’encadrer », précise une source interne.
  •  Appel à la professionnalisation : Pour ENEO, la solution réside dans la professionnalisation de l’administration des sous-traitants pour éviter que de tels goulots d’étranglement ne se reproduisent.

Vers un durcissement du mouvement ?

Sur le terrain, l’inquiétude demeure. Les grévistes craignent des sanctions disciplinaires à l’issue de cet arrêt de travail, tout en maintenant leur exigence d’un paiement intégral. l’impact de cette grève sur les opérations commerciales d’électricité dans la ville de Douala pourrait rapidement se faire ressentir.

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