YAOUNDÉ, le 18 février 2026 – Le prestigieux diadème de Miss Cameroun 2025 vacille. La relation entre le Comité d’Organisation de Miss Cameroun (COMICA) et sa lauréate, Josiane Harangada Golonga, a franchi un point de non-retour juridique. Par l’entremise de Me Pierre-Alexis Bayebec, avocat au barreau du Cameroun, une mise en demeure formelle a été signifiée à la reine de beauté le 13 février 2026.

Un « comportement blâmable » et des incidents diplomatiques
Le document juridique égrène une liste de griefs qui dépeignent une collaboration électrique. Le COMICA pointe notamment un incident majeur : un retard « considérable » lors d’un rendez-vous officiel à l’Ambassade de Turquie au Cameroun. Ce manquement aurait engendré une perte de crédibilité significative pour l’organisation.

Par ailleurs, l’avocat souligne une attitude « hautement irrespectueuse et méprisante » envers la Présidente-Fondatrice du comité. Plus grave encore pour les partenaires financiers, la Miss aurait opposé un refus catégorique de participer à un événement organisé par Canal 2 International le 27 décembre 2025, violant ainsi ses engagements de représentation.
La gestion de carrière au cœur du conflit

Le véritable nœud gordien de cette affaire réside dans l’émancipation professionnelle de la Miss. Selon le cabinet d’avocats, Josiane Harangada a notifié sa volonté d’engager un manager personnel pour assurer le suivi de ses activités. Or, le contrat signé le 11 juillet 2025 stipule clairement l’exclusivité du COMICA pour une durée de trois ans.
« Le COMICA détient l’exclusivité de la gestion, de la coordination et du suivi de vos activités professionnelles », rappelle le conseil dans son courrier, qualifiant la démarche de la Miss de « violation flagrante ».
L’ombre d’une destitution

Cette « ultime demande d’explications » fait suite à plusieurs avertissements et blâmes restés sans effet ou contestés par des « dénégations impertinentes ». Le COMICA exige désormais une mise en conformité immédiate avec l’article 9 du code de conduite sous peine de sanctions disciplinaires lourdes.
Si le ton reste ancré dans la rigueur juridique, le message est limpide : le comité ne tolérera plus aucun écart. À ce jour, Josiane Harangada, dont le rôle est de promouvoir la culture camerounaise, n’a pas encore réagi publiquement à cette sommation qui pourrait, à terme, la conduire vers une destitution historique.




