Le ton est grave, l’engagement solennel. En lançant officiellement ce vendredi 20 février 2026 à Nkoteng les activités de la 41ᵉ édition de la Journée Internationale des Droits de la Femme, la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille a placé la lutte contre les violences basées sur le genre au cœur des priorités nationales.

C’est dans le département de la Haute-Sanaga, région du Centre, que le Cameroun a donné le coup d’envoi des célébrations placées sous le thème : « Droits. JUSTICE. Action. Pour TOUTES les femmes et les filles ». Avant toute prise de parole, une minute de silence a été observée en mémoire des récents drames sociaux ayant bouleversé l’opinion, notamment le meurtre de trois enfants par leur mère suivi de son suicide. Un moment de recueillement lourd de sens.

Dans son allocution, la ministre Marie Thérèse ABENA ONDOA, a reconnu les avancées juridiques du pays tout en soulignant les persistances : violences basées sur le genre, inégalités structurelles, accès difficile à la justice, poids des normes socioculturelles. « Il faut passer de la reconnaissance des lois à leur application effective », a-t-elle martelé, appelant à une mobilisation collective des pouvoirs publics, des collectivités, de la société civile et des médias.
L’accent a également été mis sur l’inclusion. Le déterminant « TOUTES», en majuscule dans le thème officiel, sonne comme un rappel : aucune femme ne doit être laissée en marge, notamment les plus vulnérables.

S’inscrivant dans la dynamique impulsée par le président Paul BIYA, qui a promis de renforcer la législation contre les violences faites aux femmes lors de son discours d’investiture de Novembre obre 2025, la cérémonie a voulu conjuguer symboles et actions concrètes.
Au-delà des discours, des actes : remise du prix de la meilleure maquette du pagne du 8 mars, distribution de matériel agricole aux associations féminines de la Haute-Sanaga, foire-exposition des savoir-faire locaux et défilé à la place des fêtes de Nkoteng.

Dans une atmosphère mêlant recueillement et ferveur populaire, le message est clair : la 41ᵉ édition de la JIF ne doit pas être une simple célébration, mais un tournant vers une justice réelle, inclusive et protectrice pour toutes les Camerounaises.




