YAOUNDÉ, le 18 février 2026 – Le Cameroun consolide sa place de premier plan sur l’échiquier de la productivité en Afrique. Ce mercredi, Achille Bassilekin III, Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie Sociale et de l’Artisanat (MINPMEESA), a reçu en audience Okumoto Masakatsu, le nouveau Représentant Résident de l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA).

Cette rencontre marque une étape clé dans le renforcement d’un partenariat stratégique qui, depuis 2015, transforme en profondeur le tissu industriel camerounais grâce à la méthode japonaise « KAIZEN » (amélioration continue).
Un bilan chiffré exceptionnel

Le succès de cette coopération ne se dément pas. En une décennie, les résultats concrets témoignent de l’appropriation réussie de cette expertise nippone par les acteurs locaux :
- * 156 consultants ont été formés à la maîtrise des outils KAIZEN ;
- * 1 900 PME ont bénéficié d’un accompagnement direct pour améliorer leur rentabilité ;
- * 101 certifications de qualité ont été délivrées.
Cette performance a été couronnée par trois Prix africains de la performance exceptionnelle remportés successivement en 2020, 2022 et 2024, propulsant le Cameroun au rang de référence absolue en Afrique francophone.
L’ambition d’un Centre d’Excellence continental

L’audience de ce mercredi a permis de tracer les contours de la Phase 3 du projet (2023-2027). L’objectif est désormais l’institutionnalisation : le gouvernement travaille à la mise en place d’un Programme National d’Amélioration de la Productivité et de la Qualité des PME.

Mais l’ambition dépasse les frontières nationales. Le Cameroun postule officiellement au statut de Centre d’Excellence KAIZEN en Afrique. Soutenue par la JICA et l’AUDA-NEPAD, cette candidature vise à faire de Yaoundé le hub de formation et de transfert de technologies pour tout le continent.
Un levier pour l’import-substitution

Au-delà de l’aspect technique, le déploiement du KAIZEN s’inscrit dans la vision de transformation structurelle de l’économie camerounaise. En boostant la compétitivité des produits locaux, cette démarche devient un pilier de la politique d’import-substitution et un moteur de croissance inclusive.
Entre transfert de savoir-faire et développement durable, le tandem Yaoundé-Tokyo prouve que la rigueur organisationnelle reste le meilleur levier pour une économie émergente.
Fabrice SIEWE




