Port de Douala : le cri d'alarme des industriels (SYNDUSTRICAM)

Le SYNDUSTRICAM dénonce un double paiement injustifié des frais de scanning bloquant les marchandises et asphyxiant l'économie industrielle du Cameroun.

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Samuel Njanga Kongo
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Le SYNDUSTRICAM dénonce un double paiement injustifié des frais de scanning bloquant les marchandises et asphyxiant l’économie industrielle du Cameroun.

Un bras de fer administratif aux conséquences lourdes

Le climat social et économique se tend au Port de Douala-Bonabéri. Dans un communiqué de presse daté du 2 février 2026, le Syndicat des Industriels du Cameroun (SYNDUSTRICAM), sous l’égide de son président Samuel Njanga Kondo Ngande, tire la sonnette d’alarme sur les « graves perturbations » qui paralysent le traitement des conteneurs depuis plusieurs semaines.

Cette crise, née de « divergences d’interprétation » contractuelles et institutionnelles entre les administrations publiques et les prestataires privés, place les industriels camerounais dans une position de victimes collatérales d’un conflit qui les dépasse.

Le scandale du double paiement

Le cœur du problème réside dans une aberration opérationnelle : l’obligation pour les entreprises de s’acquitter deux fois des frais de scanning pour une même marchandise.

  • La facturation est effective auprès de l’opérateur TRANSATLANTIC SA.
  • Parallèlement, les systèmes douaniers maintiennent l’exigibilité des frais au profit de SGS Scanning Cameroun SA, bien que ses installations ne soient plus opérationnelles.

Sans le règlement de ces deux charges cumulatives, obtenir la mainlevée et l’enlèvement des conteneurs est devenu impossible, générant des surestaries, des retards d’approvisionnement et des arrêts de production critiques.

La directive présidentielle face à la résistance

Cette situation de blocage est d’autant plus paradoxale qu’une instruction de la Présidence de la République, datée du 26 janvier 2026, avait pourtant marqué son accord pour que la société SGS quitte définitivement l’emprise portuaire afin d’éviter tout « sabotage » du travail de TRANSATLANTIC D. SA. Malgré cet arbitrage de la Haute Hiérarchie, les dysfonctionnements persistent sur le terrain, alimentant l’idée d’une résistance de certains pans de l’administration.

Les solutions d’urgence proposées

Face à cette impasse qu’il juge « économiquement insoutenable », le SYNDUSTRICAM propose deux mesures de sauvetage immédiates :

  1. Un compte séquestre : La mise en place d’un mécanisme de consignation auprès d’une institution agréée, permettant de déposer les frais contestés sans que cela ne conditionne l’enlèvement des marchandises.
  2. La Force Majeure Administrative : Une reconnaissance formelle de ce régime pour annuler les pénalités et neutraliser les frais de surestaries accumulés durant cette période de crise.

Le syndicat réaffirme sa volonté de participer à toute concertation pour restaurer la sécurité juridique et l’efficacité opérationnelle au port, indispensables à la compétitivité de l’industrie nationale.

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