On peut toujours crier haro sur l’arbitrage. Mais au-delà des polémiques, une évidence s’impose : cette équipe du Maroc est aujourd’hui un cran au-dessus du lot en Afrique, tant sur le plan tactique que par la qualité de ses individualités.
Face au Cameroun, les Lions de l’Atlas ont livré une véritable leçon de maîtrise collective. Dans un dispositif fondé sur un pressing haut, coordonné et un marquage individuel rigoureux, les Marocains ont asphyxié le jeu camerounais. Carlos Baleba et Bryan Mbeumo, pourtant piliers techniques des Lions Indomptables, ont été tout simplement neutralisés, privés d’espace, de temps et d’influence.
Le Nigeria, annoncé comme un test grandeur nature, n’a pas échappé à cette mécanique bien huilée. On attendait un football explosif, porté par les fulgurances de Lookman et la puissance d’Osimhen. Il n’en fut rien. Pris dans la toile défensive marocaine, les Super Eagles ont été aspirés, étouffés, dépossédés de leurs forces habituelles.
Ce Maroc-là ne gagne pas par hasard. Il impose son tempo, dicte les débats et s’adapte à chaque adversaire avec une intelligence tactique rare sur le continent. Rigueur défensive, transitions rapides, discipline collective : les Lions de l’Atlas avancent avec l’assurance d’un prétendant sérieux au trône africain.
Reste désormais l’ultime test.
Dimanche prochain, face au Sénégal, autre poids lourd du football africain, le Maroc aura l’occasion de confirmer son statut de référence continentale.
Le verdict approche.
Balle au centre.
Frank Stéphane Mevoa




