Les éléments du Poste de Douanes d’Obala ont procédé, vendredi dernier 12 décembre 2025, à une saisie significative au poste de contrôle de Nkometou. Dix modems de la technologie d’accès internet par satellite Starlink ont été découverts dans les bagages de soute d’un car de transport en commun.

Conformément aux procédures, les équipements saisis ont été immédiatement acheminés vers le siège du Secteur des Douanes du Centre, situé au quartier Mvog-Mbi à Yaoundé, pour « les suites contentieuses ». Cette action s’inscrit dans un cadre réglementaire strict.
Une interdiction au nom de la sécurité nationale
Cette intervention des douaniers n’est pas fortuite. Elle applique une mesure gouvernementale claire : le service Starlink est techniquement interdit au Cameroun depuis avril 2024. À cette date, l’opérateur SpaceX a suspendu ses services dans le pays suite aux avertissements des autorités.

Les raisons invoquées sont doubles : la sécurité nationale et le non-respect de la réglementation des télécommunications. L’administration des Douanes a reçu l’ordre de saisir systématiquement tout équipement Starlink importé, car ce dernier échappe au contrôle et au cadre légal de l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART). Le matériel, non homologué, représente donc une faille dans le dispositif de surveillance étatique.
Cette saisie à Nkometou sert de rappel palpable à la population et aux potentiels importateurs. Malgré la suspension du service, des tentatives pour introduire le matériel physique persistent. Les autorités, par le biais de leurs services douaniers, entendent bien faire respecter l’interdiction, considérant que ces équipements satellitaires non contrôlés présentent un risque pour la souveraineté numérique et la sécurité du pays.

La destination finale des kits saisis et les éventuelles sanctions contre leur propriétaire ou expéditeur seront déterminées dans le cadre de la procédure contentieuse désormais engagée.




