Ce mardi 9 juin 2026, les parlementaires camerounais ont repris le chemin des hémicycles à Yaoundé pour l’ouverture solennelle de la deuxième session ordinaire de l’année législative. Un rendez-vous crucial placé sous le sceau de l’urgence sociale et de la refondation managériale.
Ngoa-Ekélé face aux urgences du quotidien

À l’Assemblée Nationale, la plénière d’ouverture, présidée par le Président de la Chambre basse, le Très Honorable Théodore Datouo, en présence du Premier Ministre, le Dr Joseph Dion Ngute, a donné le ton d’une session de juin qui s’annonce dense. Le discours de politique générale s’est voulu un écho direct des doléances populaires : cherté de la vie, chômage des jeunes, accès à l’eau potable et à l’électricité, modernisation agricole et désenclavement infrastructurel.

Au-delà du diagnostic social, le Très Honorable Théodore Datouo a ciblé deux secteurs névralgiques exigeant des réformes profondes :
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Le secteur minier : Exigence d’une gouvernance transparente, renforcement des contrôles, traçabilité des revenus et redistribution équitable aux communautés locales.
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La gouvernance foncière : Appel à la simplification des procédures administratives pour juguler les litiges persistants et restaurer la confiance juridique.
Le Sénat cadre le Débat d’Orientation Budgétaire 2027

Au Palais des Congrès, la rentrée de la Chambre Haute s’est ouverte dans la solennité. Le Président du Sénat, Sa Majesté Aboubakary Abdoulaye, a d’abord rendu un hommage vibrant aux illustres figures disparues durant l’intersession, notamment l’ancien Président du Sénat, S.E. Marcel Niat Njifenji, et l’ancien Président de l’Assemblée Nationale, le Très Honorable Cavayé Yéguié Djibril.
Se tournant vers l’avenir, le patron du perchoir a fermement cadré le très attendu Débat d’Orientation Budgétaire (DOB) pour l’exercice 2027. Pas question de s’égarer dans des micro-négociations locales : le Sénat exige de grands arbitrages macro-stratégiques avec le Gouvernement pour contrer la vie chère et accélérer le transfert effectif des ressources aux régions et communes dans le cadre de la décentralisation.
Restructuration historique et parité à l’Assemblée Nationale

En marge de cette rentrée, l’Assemblée Nationale opère sa propre révolution interne. Par une série d’arrêtés signés le lundi 8 juin 2026, le Très Honorable Théodore Datouo a posé les jalons d’une gouvernance axée sur l’austérité et la parité, s’alignant sur les hautes orientations du Président Paul Biya en faveur des femmes et des jeunes.
Le collège des Conseillers Techniques subit une cure d’amaigrissement drastique, passant de plus de vingt membres sous l’ancienne mandature à seulement onze postes. Parallèlement, une percée historique consacre l’installation de six femmes à des directions stratégiques :
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Madame Obam Albertine (épouse Koum) est maintenue à la direction de l’Institut Parlementaire d’Afrique de Yaoundé (IPAY).
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Madame Idila Abdoulaye Souabou (épouse Ibrahim Abba) conserve la Direction de la Documentation, des Archives et des Recherches.
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Madame Koula Ndimis Elise Flore est propulsée à la tête de la Direction du Suivi et du Contrôle de l’Action Gouvernementale.
Au Cabinet, le PAN a acté les désignations des Conseillers Spéciaux numéros 1 et 2, tout en confiant son Secrétariat Particulier à M. Kouogan Kouayep Guy. Au niveau des Services des Questeurs, M. Ngoameni Sime Stéphane est promu Contrôleur Général Adjoint en remplacement de Madame Mabel Awudu Nshi, tandis que M. Ibrahimou Boubakary prend les rênes de la Direction des Ressources Humaines et des Affaires Juridiques. Une dynamique qui suscite une vive émulation au sein de la jeunesse parlementaire, suspendue aux prochains mouvements administratifs.




