La 15e édition du Salon de l’Action Gouvernementale (SAGO 2026), ouverte à l’Hôtel de Ville de Yaoundé sous le haut patronage du Premier Ministre, s’est imposée comme le carrefour de la modernisation de l’appareil d’État camerounais. Deux communications ministérielles y ont tracé la feuille de route vers l’émergence 2035.
La dématérialisation comme levier de croissance
Le Ministre de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative (MINFOPRA), Joseph Lé, a exposé sa vision managériale liant directement la dématérialisation administrative à l’attractivité économique. En accélérant la numérisation des dossiers de carrière, en sécurisant la solde de l’État et en réduisant drastiquement les lourdeurs bureaucratiques, le MINFOPRA entend offrir un environnement fluide et transparent aux investisseurs privés, nationaux comme internationaux.
L’affirmation du Cameroun comme puissance minière
De son côté, le Ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique par intérim, le Pr Fuh Calistus Gentry, a dressé un bilan spectaculaire de la transition minière du pays. Après une année 2025 marquée par la mise en production de cinq projets phares (fer de Bipindi-Grand Zambi et Kribi-Lobé, bauxite de Minim-Martap, marbre de Bidzar, or de Colomine), l’année 2026 concrétise le démarrage des sites de Mbalam, Nkout, Ngovayang, Mborguéné et Bibemi.
Le saviez-vous ? L’activité minière structurée du Cameroun repose désormais sur quatre filières clés : le fer, la bauxite, le calcaire et l’or.
Pour assainir l’exploitation artisanale semi-mécanisée de l’or, gangrenée par l’illégalité, le ministre a dévoilé un cahier des charges drastique :
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Une caution environnementale de 63 millions de FCFA.
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Une fiscalité stricte (25% d’impôt synthétique, 5% de droits de sortie).
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Une majorité de capitaux obligatoirement nationaux.
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Un seuil de production de 5 kg/mois traité en vase clos sous six mois.

Cette offensive rigoureuse, qui a déjà mené à la poursuite judiciaire de plus de 100 sociétés illégales et à la régularisation de 22 autres, table sur une production annuelle de 1 320 kg d’or, pour des recettes publiques projetées entre 8,64 et 17,28 milliards de FCFA.
S’alignant sur la politique d’import-substitution, le MINMIDT accélère la transformation locale : opérationnalisation des zones industrielles d’Édéa et Bertoua (bois), futur parc cotonnier de Garoua (10 000 emplois dès 2028), Technopôle agroalimentaire de Ouassa-Babouté et fabrication locale de bouteilles de gaz. L’objectif reste clair : protéger les Indications Géographiques (poivre de Penja, miel d’Oku) et redresser durablement la balance commerciale nationale.







