Au Cameroun, la protection des personnes vulnérables vient de franchir un cap décisif. Portée par la jeune journaliste Marie Tatiana Essaneme, l’Association Camerounaise pour la Protection et la Valorisation des Personnes Vulnérables (ACP2V) a officiellement vu le jour après avoir obtenu, en décembre dernier, son autorisation d’exercer. Une reconnaissance administrative qui consacre un engagement de terrain déjà ancien et profondément humain.

Née de la proximité avec les réalités sociales les plus dures, l’ACP2V place au cœur de son action les enfants en situation de rue, les femmes enceintes et victimes de violences, les adolescents en détresse, les personnes âgées, celles souffrant de maladies chroniques ou mentales, ainsi que les populations exposées aux risques environnementaux et chimiques. Autant de groupes souvent oubliés, confrontés à des besoins spécifiques et à des dangers accrus pour leur santé, leur sécurité et leur dignité.

L’association s’inscrit dans la droite ligne des valeurs défendues par l’UNESCO et l’UNICEF : promotion des droits humains, accès à l’éducation, protection de la santé et inclusion sociale. Elle se donne pour missions la sensibilisation, l’accompagnement, la défense des droits, la mise en place de programmes d’aide concrets et le plaidoyer pour des politiques publiques plus justes. Un accent particulier est mis sur la lutte contre les produits chimiques dangereux, la gestion responsable des déchets et la dénonciation du greenwashing, qui menace la santé des plus fragiles.

Déjà lors de la Journée mondiale de la santé mentale, le 10 octobre 2025, l’ACP2V a tiré la sonnette d’alarme : plus de 20 % des Camerounais pourraient souffrir de troubles mentaux au cours de leur vie, pour moins de 100 psychiatres dans tout le pays. Une situation dramatique qui appelle des réponses urgentes, notamment dans les zones rurales.

L’expérience fondatrice de Marie Tatiana ESSANEME au Village de l’Amour, centre de réinsertion pour personnes atteintes de maladies mentales et sans abri, a scellé cette vocation. Face à la souffrance, mais aussi à l’espoir, l’ACP2V se veut désormais un levier de transformation sociale. Un appel est lancé : rejoindre l’action pour redonner dignité, voix et avenir aux plus vulnérables.




