Alors que le paysage médiatique camerounais célèbre les performances d’endurance au micro, une mise au point historique vient rappeler que le record de la plus longue émission radio reste, à ce jour, solidement ancré dans l’histoire de 2024.

L’univers des médias est en ébullition. Le 1er janvier 2026, Cyrille Bojiko, figure emblématique et patron de Balafon Media, a salué sa propre performance de 18 heures d’antenne continue comme un « record national ». Si l’exploit est salué par ses pairs, il a suscité une réaction immédiate de la part du média Volum’3, soucieux de rétablir une vérité chronologique : l’histoire de la radio camerounaise a déjà été marquée par un marathon bien plus long.
25 heures, 02 minutes et 17 secondes : Le précédent historique

Dans un communiqué de presse officiel, la direction de Volum’3 a tenu à rafraîchir les mémoires. En août 2024, l’animateur John William’s Tchoua marquait les esprits en tenant le micro pendant plus de 25 heures consécutives.
Du 30 août à midi au 31 août à 13h02, le jeune présentateur avait défié les limites de la fatigue, soutenu par ses collaborateurs et une audience numérique massive. Un exploit réalisé « dans la sueur et la foi », avec seulement 2h30 de pause cumulée, pour prouver qu’au Cameroun, l’ambition n’attend pas le nombre des années.
« Célébrer le présent sans effacer le passé »
Au-delà de la guerre des chiffres, c’est un plaidoyer pour l’honnêteté intellectuelle que porte John William’s Tchoua. Dans une déclaration empreinte de respect mais de fermeté, il souligne : « On peut applaudir un exploit sans piétiner ceux qui ont ouvert la voie. »
Pour l’animateur, il ne s’agit pas de minimiser les 18 heures de Cyrille Bojiko — qu’il qualifie lui-même d’exploit et de « sport de l’âme » — mais de préserver la « mémoire juste ». Dans une industrie en quête de modèles, la transmission et le respect intergénérationnel apparaissent comme des piliers essentiels.
L’exactitude, une valeur sacrée
Le communiqué de Volum’3 conclut en citant Louis XVIII : « L’exactitude est la politesse des rois ». En rappelant les faits documentés de 2024, le média invite les acteurs du secteur à une rigueur archivistique.
Le record de John William’s Tchoua ne semble pas avoir été une simple quête de gloire, mais une émission-fleuve structurée, portant des thématiques lourdes « sans filet ». Un message envoyé à toute la nouvelle génération : l’Histoire finit toujours par reconnaître les siens, pourvu que les traces restent indélébiles.




