Le ministère du Travail et de la Sécurité sociale (MINTSS) a arrêté, ce 16 Décembre, le temps de l’évaluation et de la projection. Réunis au grand amphithéâtre de l’ENAM, responsables centraux et déconcentrés, partenaires sociaux, dirigeants d’organismes sous tutelle et institutions partenaires ont pris part à la Conférence annuelle 2025, présidée par le ministre Grégoire OWONA, autour de la performance du sous-secteur Travail et Sécurité sociale.

Dans un contexte de profondes mutations du monde du travail, le ministre a dressé un bilan jugé globalement satisfaisant. Au cœur des avancées, la sécurité sociale. La dématérialisation progressive des procédures à la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) a permis l’enrôlement de plus de 50 000 nouveaux assurés, tandis que le renforcement des commissions régionales du contentieux a contribué à une meilleure protection des droits des cotisants. L’extension de la couverture sociale s’est également poursuivie à travers la promotion du mouvement mutualiste, avec l’appui du Bureau international du Travail, en perspective de la création d’une caisse dédiée aux personnels de l’État.

Sur le terrain du travail décent, l’Inspection du Travail a intensifié ses actions : plus de 5 000 visites d’entreprises ont été enregistrées, assorties de nombreuses conciliations. Le dialogue social a été entretenu par la signature de conventions collectives, la gestion des préavis de grève et l’attribution des Médailles d’honneur du Travail. Des efforts ciblés ont aussi été menés en matière de santé et sécurité au travail, ainsi que dans la lutte contre le travail des enfants.

La gouvernance n’a pas été en reste. Le MINTSS revendique des progrès dans le pilotage par la performance, la production statistique, la numérisation des archives et la visibilité institutionnelle, autant de leviers censés améliorer l’efficacité de l’action publique.
En clôturant les travaux, Grégoire Owona a insisté sur l’exigence de résultats à l’horizon 2026. Un nouveau Cadre stratégique de performance, aligné sur la SND30, est annoncé. Discipline, éthique, célérité dans le traitement des dossiers et respect de la hiérarchie ont été rappelés comme des impératifs. Au-delà des chiffres, le défi reste entier : transformer les réformes engagées en justice sociale tangible pour les travailleurs camerounais.
Adiano




