Présenté à la presse le 15 janvier à Yaoundé, «Le Magnificat de la pensée blanche : la fin de la barbarie et de la suprématie occidentale» d’Oscar ELIMBY ne laisse personne indifférent. À la croisée de l’essai historique, philosophique et spirituel, l’ouvrage s’attaque frontalement à l’un des tabous les plus persistants de l’histoire contemporaine : la domination occidentale sur l’Afrique et les peuples noirs.

Dans un style volontairement incisif, l’auteur revisite les racines de ce qu’il qualifie de barbarie occidentale, depuis l’invention du concept de « racisme » au XVe siècle jusqu’aux mécanismes modernes de domination économique et politique. Oscar ELIMBY rappelle que les Africains, « premiers sur Terre », ont payé le prix le plus lourd de l’histoire coloniale, marquée par l’esclavage, le pillage des ressources, les violences et l’humiliation systémique.
Mais l’originalité de l’ouvrage réside ailleurs. Loin de prêcher la revanche ou la haine, l’auteur fait le pari audacieux du pardon et de la non-violence. « Œil pour œil, dent pour dent » ne saurait, selon lui, constituer une voie de libération durable. Il invite plutôt les Africains à sortir du statut victimaire et à renouer avec la fierté, la lucidité et la responsabilité historique.

Structuré en six parties, le livre explore les fondements idéologiques de la suprématie blanche, interroge le rôle des élites africaines accusées de complicité, et convoque la « loi universelle d’actions-réactions » comme clé de lecture du déclin annoncé de l’Occident. Pour Oscar ELIMBY, le monde est à un tournant : l’Afrique et le tiers-monde pourraient devenir, demain, les nouveaux centres d’opportunités, tandis que l’Occident fera face aux conséquences de ses choix passés.

Plus qu’un livre, Le Magnificat de la pensée blanche se veut un outil de réveil collectif. L’auteur plaide pour une réforme profonde de l’enseignement de l’histoire et la création d’un fonds dédié à la décolonisation des esprits. Un ouvrage engagé, dérangeant, mais résolument tourné vers la conscience, destiné à devenir, selon ses défenseurs, un livre de chevet pour tout Africain .
Adiano Gerbain KOAGNE




