Le pari de l’employabilité par l’agriculture franchit une nouvelle étape. Réunis ce 3 juin 2026 à l’amphithéâtre de l’ENAM à Yaoundé, 500 étudiants issus de 5 Instituts Privés d’Enseignement Supérieur (IPES) ont reçu des kits d’amorçage et des équipements agricoles avant leur départ pour le centre d’incubation spécialisé de la filière banane plantain de Kribi.

Cette initiative, portée par la Filière Banane Plantain du Cameroun (FBPC) en partenariat avec plusieurs établissements d’enseignement supérieur, s’inscrit dans la dynamique impulsée par le Président de la République, Paul BIYA, en faveur de l’entrepreneuriat jeune, de l’autonomisation économique et de la modernisation du secteur agricole.

Parmi les établissements fortement mobilisés figure l’Institut Universitaire des Sciences Techniques de Yaoundé (IUSTY), qui aligne à lui seul 150 étudiants pour cette cinquième cohorte. L’Institut Supérieur Fang de Messamena se distingue également par son engagement à rapprocher la formation académique des réalités économiques du terrain. L’Université Privée Siantou, avec 150 étudiants sélectionnés, confirme elle aussi son implication dans la promotion de l’entrepreneuriat productif. À leurs côtés, l’Institut Universitaire Djankou et l’Institut Universitaire Sous-régional Bilingue Agenla Academy contribuent à cette vaste opération d’incubation.

L’originalité du programme réside dans son modèle économique innovant : l’étudiant devient coactionnaire d’une entreprise créée dans le cadre du projet, aux côtés de son établissement et de la filière banane plantain. Une approche qui transforme progressivement les apprenants en véritables entrepreneurs avant même l’obtention de leur diplôme.

L’émotion était palpable lors de la remise des kits. « Nous sommes venus recevoir les équipements pour le séminaire sur la banane plantain afin d’approfondir nos connaissances et préparer notre insertion professionnelle », a confié une étudiante de l’IUSTY.

À travers cette initiative, la filière banane plantain confirme son statut de secteur stratégique pour la création d’emplois et la sécurité alimentaire. En associant les IPES à cette dynamique, le Cameroun mise sur une jeunesse formée, productive et capable de transformer le potentiel agricole national en richesse durable.
Une démonstration concrète que l’université peut désormais être un tremplin direct vers l’entreprise.




