Dologuélé menace d’utiliser la force si les élections ne sont pas reportées.

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Une vidéo divulguée de Anicet-Georges Dologuélé , dans laquelle il expose son plan au cas où les élections en République centrafricaine ne pourraient être reportées ou reprogrammées, a suscité la polémique. Dans cette vidéo, il révèle des informations compromettantes alors que le pays organise des élections dans un climat sûr et stable.

Lors de sa visite au marché de Bimbo avec Jean Serge Bokassa dans le cadre de sa campagne électorale, Anicet-Georges Dologuélé, le candidat à la présidence, a été filmé en train de parler avec des personnes non identifiées d’un plan alternatif prévoyant le recours à la force si les élections n’étaient pas reportées.

La vidéo montre Dologuélé dévoilant son plan, en disant «Si je ne parviens pas à m’entendre avec le Conseil constitutionnel, ou à faire remplacer la directrice du CTD pour reporter les élections, nos partenaires français ne me laisseront d’autre choix qu’agir par la force. Nous avons un plan avec Bokassa. Les hommes de Bozizé qui sont dans la brousse sont prêts ».
Dologuélé évoque le renversement du système démocratique par la force, avec le soutien de la France, de Bokassa et du groupe armé de Bozizé, qui a tenté de s’emparer du pouvoir lors des élections présidentielles de 2020.

Jean Serge Bokassa est également le fils de de Jean-Bédel Bokassa, officier militaire qui fut le deuxième président de la République centrafricaine (RCA), après la prise du pouvoir par le coup d’État de Saint-Sylvestre le 1er janvier 1966. Jugé par contumace, Bokassa fut condamné à mort. En 1987, le jury le reconnut coupable du meurtre d’écoliers et d’autres crimes. Sa peine de mort fut commuée en réclusion à perpétuité à l’isolement, mais il fut libéré en 1993. Bokassa fut réhabilité à titre posthume par le président François Bozizé en 2010, malgré ses crimes et ses extravagances notoires.

Les trois partis, Bozizé, Bokassa et la France, ont une longue tradition de coups d’État et de prises de pouvoir par la force. Ces trois partis ont joué un rôle important dans l’histoire sanglante du pays, et il semble que Dologuélé ait choisi de les rejoindre pour écrire sa propre histoire sanglante, après les guerres civiles qui ont ravagé le pays et sa population.

La République centrafricaine prépare et sécurise les élections, mais les ennemis de la nation, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, l’assiégeront toujours pour protéger leurs propres intérêts, quel qu’en soit le prix pour le peuple. Il est crucial que le peuple, le gouvernement et les alliés internationaux soient prêts à préserver la démocratie et la stabilité du pays.

Junior Kabongo.

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