Une nouvelle page de l’intégration économique en Afrique centrale s’est écrite ce mardi 3 février 2026 au Palais du Peuple à Malabo. Sous la présidence du Vice-Président de la République de Guinée Équatoriale, S. E. Teodoro Nguema Obiang Mangue, les gouvernements équato-guinéen et camerounais ont officialisé l’accord d’unitisation pour l’exploitation conjointe du gisement gazier transfrontalier Yoyo-Yolanda.
Un géant gazier sous-marin

Le gisement Yoyo-Yolanda n’est pas seulement un symbole diplomatique, c’est une réserve énergétique majeure. Située à des profondeurs oscillant entre 2 300 et 2 800 mètres sous le niveau de la mer, cette accumulation s’étend sur près de 35 km de long.
Les ressources, estimées à 2,5 TCF (soit environ 70,5 milliards de mètres cubes de gaz), font l’objet d’une répartition stratégique :
* 84 % reviennent au Cameroun.
* 16 % sont alloués à la Guinée Équatoriale.
Une coopération « Sud-Sud » exemplaire

Cet accord d’opération conjointe, paraphé par le Ministre camerounais Fuh Calistus Gentry et les autorités équato-guinéennes, fait suite à l’impulsion donnée par les chefs d’État Paul Biya et Teodoro Obiang Nguema Mbasogo en 2023.
Pour S. E. Nguema Obiang Mangue, cette signature prouve qu’une « coopération sincère est la voie la plus directe vers une gestion efficace des ressources naturelles partagées ». Ce partenariat technique et économique, impliquant des géants comme Chevron (Noble Energy), la SNH et GEPETROL, vise à générer des revenus substantiels pour les deux États tout en créant des emplois locaux.
Prochaines étapes du projet

Le démarrage effectif des travaux prévoit des infrastructures lourdes :
* Installation d’une plateforme de traitement de gaz naturel sur le périmètre Yoyo.
* Forage de puits de développement.
* Construction de pipelines d’exportation.
* Traitement final du gaz réparti entre les sites de Punta Europa (Guinée Équatoriale) et Bipaga (Cameroun).
Cette étape d’unitisation franchie, le regard des acteurs du secteur pétrolier se tourne désormais vers la signature imminente de l’Accord d’Opération, ultime verrou avant le lancement industriel de ce projet d’envergure régionale.




