POLITIQUE – AFRIQUE: La leçon deTshisekedi à Paul Biya : «Je ne veux pas qu’on arrête des Congolais qui osent critiquer le chef de l’Etat…»

Le Président de la République congolaise nouvellement élu, s’exprmait le 27 février 2019 en réponse à la situation au Cameroun. 

Faire droit à la parole, en tous temps et en tous lieux à ceux qui pensent autrement que le président de la République, voilà une posture Tshisekedienne qui détonnent dans une Afrique où les chefs d’Etats passent le clair de leur temps à cultiver le mythe de leur infaillibilité qu’à mettre en œuvre le programme politique sur la base duquel ils ont été élus.

« Je ne veux pas qu’on arrête des Congolais qui osent critiquer le chef de l’État. Je ne suis pas Dieu le père ! Je suis un individu qui a été élu par la majorité des Congolais mais d’autres ne m’ont pas élu et je veux qu’ils continuent de s’exprimer »
.
Des phrases qui vont certainement donner des poussées d’urticaire à la horde des barbares d’Afrique –leur nombre commence fort heureusement à rétrécir- qui enfument le public en toute saison et hors de saison de la notion fumeuse d'”autenthicité africaine” pour embrigader leurs peuples, tirer sur les manifestants de l’opposition, les emprisonner sous des prétextes fallacieux parfois fabriqués de toutes pièces à chaque fois que les “malpensants” et autres “déracinés occidentalisés” osent prétendre que la démocratie est une notion tangible répondant à des principes fixes et universellement reconnus, et ne peut se tropicaliser.

Le jeune et tout nouveau président de la république démocratique du Congo, Félix Antoine Thisekedi Tshilombo, qui n’a jamais fait le vœu pieux de « laisser à la postérité le souvenir de l’homme qui a apporté la démocratie et le progrès », vient de le dire à qui veut l’entendre, et surtout pour que cela serve d’avertissement à ses partisans et autres forces de l’ordre hypocritement reconvertis au FATSHISME après avoir servi sous Kabila à écraser dans le sang le peuple du changement, que l’heure n’est plus au musellement des sons de cloche contraires à ceux du pouvoir en place.

Il l’a dit à lors d’une rencontre avec la diaspora de son pays en Namibie où il se trouve actuellement, alors que depuis l’annonce de son élection, l’un de ses adversaires n’a cessé de crier au vol de sa victoire et d’appeler ses partisans à l’empêcher (lui Tshisekedi) de gouverner.

Au Cameroun, on ne compte pas le nombre de personnes arrêtés en flagrant délit d'”hostilité à la patrie” pour avoir osé arborer un vêtement frappé du sigle d’une “organisation terroriste ennemie” dénommée MRC qui a pourtant concouru à la dernière élection présidentielle, et/ou de “marche non autorisée” quand bien même ils sortaient d’un restaurant, ou se trouvaient dans leur véhicule qu’ils s’apprêtaient à démarrer pour regagner leurs pénates.

Le comble c’est quand un mandat de perquisition signé par un procureur de la république près un Tribunal de Première Instance, donne lieu à des arrestations massives et du maître des céans, et de sa maisonnée, et de ses visiteurs, et des passants, lesquels, au lieu d’être conduits devant le procureur signataire du mandat de perquisition qui ne peut être confondu à un mandat d’arrêt ou d’emmener, sont conduits manu militari dans des unités de prévention et de lutte contre le terrorisme où, face aux enquêteurs, ils doivent d’abord répondre plus du délit -inventé pour la circonstance- d’origine ethnique et de patronyme que des délits initialement conçus –pour les besoins de la cause- que le procureur militaire a, lui, la charge de concocter.

Est-ce donc à dire qu’un jeune président de 56 ans peut donner des cours magistraux de démocratie au vieux président Camerounais de 30 ans son aîné –considéré par ses laudateurs comme le plus sage des présidents d’Afrique- ? La réponse semble être l’affirmative ! A charge pour le “Nnom Nguii” camerounais de tout faire pour inverser cette situation. En le démontrant par les actes. Pour éviter la honte à son pays.

Ndam Njoya Nzoméné

Source:.Camerounvoice

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