À Obala, le soulagement de voir enfin un ouvrage en béton s’élever au-dessus de la rivière Foulou se mêle à une amère stupéfaction.
Si la sécurisation de l’accès au Lycée Classique et au Lycée Bilingue était une urgence vitale, le prix de cette « modernité» laisse un goût de scandale en bouche.
209 millions de FCFA. Voilà le chiffre qui s’affiche au compteur du Budget d’Investissement Public (BIP). Pour un ouvrage de cette envergure, tel qu’il apparaît sur le terrain, la note semble non seulement salée, mais totalement déconnectée de la réalité infrastructurelle.
Comment justifier un tel montant pour ce qui ressemble, à s’y méprendre, à un dalot amélioré avec quelques garde-fous ?
Le pont de Foulou devient tristement le nouveau symbole d’une gestion budgétaire opaque où les coûts de réalisation semblent gonflés à l’hélium.
Les contribuables d’Obala héritent d’un ouvrage dont le coût défie toute logique économique.
L’accès au savoir pour nos élèves est une priorité, mais il ne devrait pas être le prétexte à un tel festin budgétaire sur le dos de l’État.
#FGM




