Libertés fondamentales: Cyrille Rolande Bechon “la répression est devenue la norme au Cameroun”.

La directrice exécutive de l’Ong Nouveaux droits de l’Homme Cameroun s’exprime sur la restriction des libertés publiques dans ce pays.

Qu’entend-on par libertés fondamentales ?

Les libertés fondamentales sont constituées de l’ensemble des droits humains ou droits fondamentaux reconnus à la personne. Ces libertés sont nombreuses et sont composées de libertés individuelles (liberté de circuler, droit de ne pas être arrêté et détenu arbitrairement, etc.) et les libertés publiques (liberté de réunion, liberté de manifestation, liberté de la presse, etc.).

Pourquoi une étude nationale sur ces dernières au Cameroun ?

Une étude sur les libertés publiques parce que le contexte s’y prête, au regard des restrictions devenues systématiques de l’espace civique par les autorités administratives. De plus, avec l’entrée en vigueur de la loi de répression du terrorisme, on a observé que le prétexte sécuritaire est devenu un enjeu du pouvoir pour museler la presse, empêcher les organisations des droits de l’Homme de s’exprimer sur les violations et empêcher même les partis politiques d’occuper l’espace public pour s’exprimer. Le 25 janvier dernier à Yaoundé, un atelier sur le contenu final de cette étude qui sera consigné dans un rapport a été organisé.

Pourquoi?

Nous avons estimé qu’il était nécessaire de faire le point sur la question, et surtout, ouvrir un dialogue national sur les libertés publiques, afin de préserver ces acquis démocratiques au Cameroun.

 

Interview réalisée par Paulette Ndong / Mutations

Facebook Comments
Tags
Montrer Plus

Related Articles

Laisser un commentaire

Traduction »
Close