Le paysage aéronautique camerounais s’apprête à connaître une mutation profonde. Par un décret signé le 29 janvier 2026, le président de la République, Paul Biya, a officiellement ratifié l’accord bilatéral de transport aérien entre le Cameroun et l’État du Qatar. Cette décision marque l’aboutissement d’un processus diplomatique et législatif entamé à Doha en janvier 2025.
Un cadre juridique pour une ambition mondiale
Cette ratification n’est pas une surprise, mais une confirmation. Elle fait suite à l’autorisation donnée par l’Assemblée nationale en décembre 2025 au chef de l’État pour valider ce partenariat. Désormais, Qatar Airways dispose du cadre juridique nécessaire pour déployer ses ailes vers le territoire camerounais.
L’enjeu est de taille : avec un réseau desservant plus de 170 destinations mondiales, l’arrivée de la compagnie qatarie devrait désenclaver davantage le pays et faciliter l’accès aux marchés asiatiques et du Moyen-Orient.
Des retombées économiques et structurelles attendues
Pour le gouvernement, cette ouverture contrôlée du ciel vise plusieurs objectifs stratégiques :
* Compétitivité : Stimuler la concurrence sur les lignes long-courriers pour offrir de meilleurs tarifs et services aux passagers.
* Fret et Commerce : Booster les échanges de marchandises via les plateformes aéroportuaires de Douala et Yaoundé.
* Expertise locale : Favoriser un transfert de compétences au profit de la compagnie nationale Camair-Co.
* Recettes publiques : Augmenter les flux financiers pour la Cameroon Civil Aviation Authority (CCAA) et les Aéroports du Cameroun (ADC).
Un levier de rayonnement international
Au-delà des chiffres, cette alliance est un signal fort envoyé aux investisseurs internationaux. En s’associant à l’un des leaders mondiaux du secteur, le Cameroun renforce son attractivité touristique et son positionnement comme hub de référence en Afrique centrale.
Cette modernisation du secteur aéronautique s’inscrit dans la vision globale de développement du pays, faisant de la mobilité aérienne un moteur essentiel de la croissance économique et du rayonnement diplomatique.




