JIM 2019 : Le rôle des mutuelles dans l’extension de la sécurité sociale éludé.

L’une des articulations du forum d’échanges ce mercredi 24 avril 2019 à la Salle des Actes du Ministère des Finances, qui rentre dans le cadre des activités de la semaine du travailleur au Cameroun.

L’exposé du jour numéro 1 s’est voulu à la fois didactique et interpellateur. Aroga Désiré, Président de la Mutuelle du Ministère de l’éducation de base(CITIMA), a dressé un état des lieux des actions des mutuelles, en passant par l’historique de ces mouvements d’économie solidaire. Deux types de mutuelles se distinguent au Cameroun, à savoir celles des entreprises publiques, et celles communautaires a-t-il rappelé, et l’on comptait notamment 158 mutuelles en 2009 sur l’étendue du territoire. La mutuelle regroupe des personnes qui ont une vision sociale similaire et qui a pour objectif la résolution de contingences bien identifiées. Au Cameroun, aucune loi cadre ne définit clairement le fonctionnement des mutuelles, le texte de 1990 relatif aux associations, ou encore le dernier projet de loi en date d’Avril 2019 sur l’économie sociale, n’explique et ne consacre pas clairement les mutuelles.
En effet, il est également revenu sur le système de financement des mutuelles et la nécessité d’améliorer les conditionnalités d’existence des mutuelles en rapport avec les forces financières des populations. Les cotisations sont prélevées à la source au sein des entreprises, c’est-à-dire des salaires et couvrent des dépenses maladies, autres prestations familiales. Les mutuelles communautaires situées au sein des communes disposent d’un organigramme structurel bien identifié. Parmi les difficultés identifiées au sein des mutuelles, se trouvent la non-satisfaction des besoins des membres ou de certains membres sur des domaines bien précis, des retards dans le remboursement des formations sanitaires, (selon le pourcentage en fonction des

consommations des mutuelles), le manque de prévoyance concernant l’assurance prise en général. Plusieurs avantages se collent à l’exercice, la mobilisation sociale, la proximité, la traçabilité, le système de collecte de cotisations, le contrôle social.

Les CTD peuvent passer par le régime des affiliations pour les mutuelles communautaires, ex. Douala 5ème et Commune Edéa 1er, (convention qui permet au maire de donner appui via une délibération spéciale du conseil municipal, à venir un dispositif en accord avec le MINDDEVEL, mise en place future des indicateurs de performance à l’endroit des populations de la commune)
En outre, Le secteur informel (uniquement la mutuelle de santé communautaire, basé sur la catégorisation sociale des ménages et de la communauté), l’assurance maladie obligatoire pour tous (loi de 2008), obligation de présenter sa carte de santé pris en mutualité pour les souscripteurs, les marchés publics sont interdis à ceux qui n’ont pas de carte d’adhésion, sont autant de mesures prises par les fécondateurs des mutuelles. Les réflexions se poursuivent dès demain, avec la conférence tripartite présidée par le Conseiller Technique numéro 2 du Ministère du Travail et de la sécurité sociale. Une phase interactive a également meublée les discussions avec le panel.

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