Indice de perception de la corruption, Le Cameroun fait du surplace en 2018

Hier 29 janvier, Transparency International a rendu public son rapport annuel sur la lutte contre la corruption dans le monde. Logé au 152e rang sur 180 pays évalués, le Cameroun reste dans les tréfonds du classement.

Par Lucien Bodo / Mutations

Le pays fait du surplace en comptabilisant 25 points sur 100 en 2018 ; soit autant que l’année précédente. Au niveau national, l’actualité dans le domaine de la corruption est marquée par l’annonce de la démission, le weekend dernier, du président de Transparency International Cameroon. Me Charles Nguini, dont le mandat courait jusqu’à l’année prochaine, a jusqu’ici refusé d’évoquer les raisons de ce départ inattendu. Des sources au sein de l’institution indiquent néanmoins qu’un remplaçant lui sera trouvé au cours du mois de février. Au niveau régional, Transparency International présente un tableau sombre de l’Afrique. En effet, seuls huit pays sur 49 ont pu obtenir un score supérieur à 43. Et avec une moyenne d’à peine 32, l’Afrique subsaharienne est la région la moins bien notée. Parmi les bons élèves se trouvent les Seychelles qui caracolent en tête du classement africain (28e mondial) avec 66 points. Elles sont suivies du Botswana et du Cap-Vert qui ont respectivement obtenu un score de 61 et de 57. A l’opposé, et pour la septième année consécutive, le Soudan du Sud (13 points) et la Somalie (10 unités) enregistrent les notes les plus faibles du continent.

Transparency International justifie les résultats médiocres de l’Afrique par une prégnance des régimes autoritaires ou semi-autoritaires sur le continent. Lesquels ne constituent pas un terrain fertile pour la lutte contre la corruption. Enfin, au niveau mondial, le top 3 du hit-parade des pays les moins corrompus est formé par le Danemark (88 points), la Nouvelle-Zélande (87 points) et la Finlande (85 points).

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