CULTURE : LE JEUNE LION « TENORIFIE » LE PALAIS DES SPORTS DE YAOUNDÉ !

Le rappeur Tenor a électrisé le Paposy hier 18 Aout, au cours d’un grand concert évènement, et écrit par la même occasion une incroyable légende urbaine.

Le palais des sports de Yaoundé, a été le centre d’attention de toute une génération samedi 18 Aout, venu en masse acclamer la star du rap 237 Tenor Tenor Ebanflang.

Dès les aurores, les équipes techniques, les lignes logistiques, vont se mobiliser pour une préparation des plus concrètes, en compagnie des artistes invités, journalistes, venus à l’occasion, observer la sauce musicale en pleine cuisson, et ce, jusqu’en milieu d’après-midi.

Il est 15H. Les hôtesses de l’évènement sont bien présentes, pour permettre aux derniers retardataires, d’arracher les derniers billets en vente (bracelets de couleur), à savoir 2000F en classique, et 5000 en VIP ; La sécurité est en place, police, gendarmerie, militaires, « gros bras » sont déjà à pied d’œuvre sur les différents points d’entrée du Paposy. Toutefois, des incompréhensions se créent, et une bonne partie de la foule, se trouve encore à l’extérieur et ne peut accéder selon les instructions de l’organisation, qui cherchent encore, la bonne formule.

17H30, l’esplanade d’accueil du palais des sports, commence à ressembler à une épaisse marée noire. Les points d’entrée sont déjà fixés, et les commerciaux de la marque de boisson MALTA TONIC, distribuent des coupons au public, qui lui donne droit à des rafraîchissements, et un gadget.

18H30, c’est encore le grand silence au sein de l’enceinte. Les artistes invités sont installés, ainsi que la presse, ayant tous deux accès via l’entrée principale, sous bonne garde du Manager de Tenor, TAPHIS et son équipe.

« Le riz c’est la sauce », les ingrédients prennent corps !

19H00, les personnes installées, l’équipe son du concert, déroule peu à peu des jets sonores. Puis 30 minutes plus tard, KRISTEL, le « conducteur » du jour, commence dès lors à chauffer la salle. Les artistes invités sont aux avant-postes, et ouvrent le bal dans le cadre de la première partie avec Gaël HAVEN. Les crew de danse, et acteurs musicaux, SIMBA, ONE 237 produit par Yéma Productions de LOCKO, donnent de la voix.La ravissante CINDY VOX mettra de la lumière sous sa magnifique robe rouge. Ça y est, le public qui était timide à l’entrée commence à glaner les rangs.MBEKOOL, Lilly SWAGGA, PIGGY, GUIZO,vont trapper pour une effusion afin de faire bouger le public.

En coulisses, c’est la haute facture, de nombreux artistes viennent porter le fanion avec Tenor, Pit Baccardi (présent à la loge VIP), Kareyce Fotso, Xzafrane, Krotal, Koppo, mais surtout Samuel Eto’o dont l’arrivée a surpris plus d’un, y compris Tenor.

22H57, DJ Petit PIMENT, fera une entrée tonitruante qui va réveiller littéralement le public accompagné de ses danseurs, sur son tube « ma go camer », véritable tabac sur la toile à l’heure actuelle ! C’est sous ses coups de reins, ses pas de danse originaux et dignes des us locaux, que le DJ de nationalité francaise, va rendre fou le public. L’épopée ne s’arrête pas là, dès 23H07, le jeune BLINKO additionne d’ambiance avec les spectateurs, qui reprennent en cœur « voilà alors mon son ! », et descendra de la scène pour communier avec le public.

JOEL P fera quant à lui une magnifique reprise tout en douceur, du titre à succès de Daphné, « calée » et fermera par une passe de danse. DJ CYRIUS BLACK(mentionné sur le titre « Bathaland » de Tenor), prend les commandes des platines, et fait ballader une salle presque comble dans tous les continents avec des chansons de l’heure, de Dadju à Shado Chris.

Smash entrance !

23H20, Tenor fait son entrée sur scène, sous un maillot des lions indomptables, floqué au numéro 9, dos tourné, il lève son poing droit, et prend son élan. « Purple lamborghini remix » est la gifle avec laquelle il ouvre les hostilités, et au même moment, le 9, Samuel Eto’o monte sur scène, accolades fraternelles, lui remet le drapeau du mboa, sous des cris hystériques du public qui répètent son nom.« On n’est pas pareil », « Bobo », exécutés en semi-live ! Du jamais vu dans l’histoire du rap camerounais, Tenor embarque quelque chose de nouveau. « Bathaland » et « OSEF » sont les prochains tracks du MC, que les personnes massées au palais vont reprendre comme une chorale ; Le public est conquis. Des jeunes peintres, en profitent et montent sur l’estrade pour remettre des effigies géantes conçues pour Tenor, qui ne va pas lésiné pour leur dire un grand merci.

Il poursuivra avec des extraits de son EP « NNOM NGUI »sorti le 18 mai 2018, sur des vagues telles « JSTM », mais surtout « LVMH »ou la phrase « I’m to swagg » a été reprise comme un hymne national. « Bad Things » freestyle sera la sortie en pause au cours de laquelle, le duo PACKGNE(web série animée par Murielle Blanche et Choupy), feront un zeste d’humour, avec une mise en scène pimentée, avec en ajout COLA Sucrée.

 

Le temps des gladiateurs !

Après un big up à sa mère, Tenor introduit Maalhox Le Vibeur, habillé en costard ^pour la première fois sur une scène, il fera des extraits cours de « Finis avec », « tu montes tu descends ». Il est 00H06 minutes.

La mignonne NABILA, pour un chaud sur son track « Ça ira » avec des femmes sur piste complètement folles ! Mais le temps s’arrête un instant, pour un glauque exclusif de Nyangono du Sud qui mettra le public d’accord sur « Foup Fap », l’haleine est au sumum, les jeunes en demandent, « Mr le fiang, le way, le yamo » ; comme un « YAMO » à la mode, Petit MALO joue sa participation tout en communion joyeuse ; 00H23, KO-C fait son entrée en swing ! « Bollo c’est bollo » est son titre repris comme une récitation de l’école primaire ! C’est sous le remix de « Balancé » avec Tenor que la confirmation est confirmée (Papillon voice) !

00H30, le père spirituel de « On ne vous a pas laissé »en remix, décide de ne pas lâcher les fans, GHISLAIN DIMAI se trémousse militairement sur la scène avec un « ndongo » qui ne dis pas son nom.

4 minutes plus tard, Tenor fait un douce reprise en micro comme la soie, d’une violente production de l’enfant prodige du pays acclamé il y’a quelques semaines par Dadju, LOCKO, bondit en présentiel, comme un ogre emplit de ndolo avec « Sawa romance ».Le rappeur Tenor s’y joindra, smatché avec une séance trap exclusive, ou les deux protagonistes vont se mettre en scelle.

00H45, Tenor adresse sa grattitude au big boss du Label EMPIRE COMPANY, Pit BACCARDI, et enchaine avec « Donner Donner » du collectif POWER (dont la sortie de l’album est imminente). 3 minutes plus tard, sa touche initiale « Kaba Ngondo » va être auscultée en live ! 00H52, les surprises n’en finissent pas, le public a l’impression d’assister à un concert au paradis, une transformation d’un tube de TALLA ANDRE MARIE, ou il rend hommage à l’ancienne génération, gardienne du temple de l’héritage musical camerounais.

« Frotambo » et « Ca va aller » de Petit Pays vont être faites par son orchestre et ses danseurs, en voulant « déranger » (feat avec Mani Bella).

Une touche glamour est apportée, comme une cerise, Blanche Bailly (dont le meet and greet a eu lieu le même jour), fera son « Bonbon » sur scène, la bombe va « électrocuter » le public en bisoutant de soutien à Tenor.

Comme TOTO (figurant de son clip), Tenor viendra conjuguer « à l’imparfait » en live, puis mettra en apothéose, après 1H56 minutes de concert, via les titres « Do le Dab » qui l’a révélé au grand public, et une majestueuse reprise des têtes brulées !

Tenor a véritablement orienté l’écriture en or et en lettres, l’histoire du mouvement urbain musical, avec la voix donnée et embrayée par Maalhox deux mois plus tôt. Rendez-vous pris, le 22 Décembre avec Magasco !

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