Crise Anglophone: Human Rights Watch charge le Cameroun

Prenant au comptant des faits dont elle affirme avoir examinés, cette Organisation non-gouvernementale internationale (Ongi) tient pour responsables des atteintes aux droits humains le gouvernement et les groupes séparatistes. Ainsi, pour HRW , l’une des causes de «la radicalisation du discours et des tactiques des activistes» se situe dans «l’absence de véritable processus électoral permettant de venir à bout de griefs vieux de dizaines d’années».

 

Par ailleurs, entre 2016 et 2018, l’Ongi reproche aux forces de sécurité de répondre à l’insurrection séparatiste par «des opérations de sécurité violentes ». Du côté des insurgés, HRW soutient dans son rapport que l’arrestation et la déportation de 47 militants sécessionnistes depuis le Nigeria en janvier 2018 a décuplé «le rythme et l’ampleur des attaques des groupes séparatistes armés contre les forces de sécurité, les fonctionnaires et les institutions étatiques». Dans la même veine, ces groupes ont procédé à des représailles envers des populations locales suspectées de ne pas suivre l’ordre de boycott de la politique gouvernementale. C’est ainsi qu’ils «ont attaqué et incendié des dizaines d’écoles, menacé des enseignants, des élèves et des parents, enlevé des chefs d’établissement et attaqué violemment des enseignants et des élèves». Malgré ce climat de crise, associé à la guerre contre Boko Haram, «le Cameroun compte plus de 350 000 réfugiés, dont 260 000 venus de la République centrafricaine et au moins 90 000 du Nigeria».

Cyril Marcel Essissima

source: Mutations

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