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Cinéma : INCEPTION ARTS & COM présente son premier long métrage Innoncent(e)

La conférence de presse effectuée à Yaoundé samedi 23 Novembre 2019, a été l’occasion pour l’équipe de production de présenter une œuvre originale qui dépeint les affres de notre société.

Autour de Frank Thierry Léa Mallé, les protagonistes de ce nouveau film n’ont pas hésité à mettre en lumière le circuit de production. Entre les financements qui s’élèvent en budget à 184 millions de FCFA, et les contingences extérieures, notamment administratives, Innocent(e) est bel et bien né. Accouché d’un projet dont le scénario est dessiné en 2017, puis mis en préparation en 2018, Innocent(e) du haut de ses 100 minutes est un film qui met en lumière deux thématiques principales : Le viol et la justice.

Fidèle Ngo BAYIGBEDEC

Une occasion pour la production de mettre en avant ses principaux acteurs, tous jeunes, dont la plupart sont quasiment à leurs premières expériences professionnelles. C’est l’histoire d’une gendarme sous-officier (Joséphine Mbuntcha), qui se bat à donner du sens à une enquête opposant une jeune fille mineure incarnée par Fidèle Ngo BAYIGBEDEC, (Angèle Ndomb son nom de personnage), et M. Nkouegne (Noel Tiognou, en personnage). De type fiction, le projet est soutenu par Canal+ et Acajou Productions, en marge des appuis multiformes de partenaires. Il intervient après le plébiscite des courts métrages de la boite, Angles(2018), Hands(2017), ou encore Point de vue(2016), récompensés notamment comme Prix 10 jours pur un film aux Ecrans noirs en 2016(Point de vue), Prix Stylo d’or pour Hands(2018)

INCEPTION ARTS & COM est une jeune entreprise spécialisée dans la production audiovisuelle créée en 2016, en plus des services additifs de communication et de production. Les membres de la team sont plus sensibles au cinéma et aux arts du spectacle. Innocent(e) est également une mise en bouche touristique, et un subtil clin d’Oeil à notre identité culturelle, puisque les scènes se partagent entre plusieurs villes dont Abong-Mbang (Est-Cameroun) et Yaoundé entre autres. Innoncent(e ) sera en avant-première à Yaoundé et Douala les 23 et 27 2019 ; En 12 minutes, l’extrait a été un véritable choc électrique en termes de qualité rendu qui attise le visuel du grand public qui devra débourser pas moins de 10.000F en avant-P ; Les campagnes traditionnelles de communication et d’introduction aux formules web ne sont pas fermées.

Innocent(e) face aux pesanteurs du cinéma camerounais

Mais au fond, le problème de diffusion des films camerounais au Cameroun dépassent largement le cadre de l’inexistence des salles de cinéma. Il existe trop de restrictions administratives dans la diffusion des films camerounais sur le territoire national. Il faut avoir un visa d’exploitation. Le gouvernement camerounais est aussi regardant sur les thèmes abordés par les films. Ceux contre le régime en place ne peuvent pas être diffusés.

Ce qui altère, la liberté de création des cinéastes entre autres. Le marché de la diffusion des films camerounais est sans distributeur camerounais. La dernière salle de cinéma a fermé en 2009 au Cameroun. Désormais, pour faire connaître leurs oeuvres au grand public, les réalisateurs camerounais se tournent par exemple vers l’Institut français de Yaoundé et d’autres acteurs internationaux. L’horizon s’annonce encore plus obscur dans la diffusion des films camerounais au Cameroun, le gouvernement n’ayant pas en vue de construire de sitôt des salles de cinéma. Celles qui existent appartiennent à un grand groupe français, propriétaire d’une chaîne de télévision satellitaire.

Le financement est au cœur des problèmes que rencontre le cinéma au pays des Lions Indomptables. Véritable goulot d’étranglement, l’absence de financement empêche à notre cinéma de décoller.  L’absence de salles est souvent évoquée parmi les problèmes cruciaux du cinéma camerounais. Dans un territoire où il n’y a pas assez de distraction, les salles de cinéma ont leur place.  La formation des acteurs est un problème criard. Au-delà des problèmes liés aux facteurs externes, la formation est indispensable. La mise en place des awards du cinéma est indispensable. Dans une économie en développement comme celle du Cameroun, la compétition doit être au centre des préoccupations.

Les exemples du Nigéria, de la Côte d’Ivoire ou encore du Sénégal méritent une attention particulière. L’industrie du divertissement nigérian (notamment Nollywood) a participé à hauteur de 8,7% à la croissance du Nigéria au cours de l’année 2014. Avec 1500 à 1800 films produits chaque année, le Nigéria figure parmi les producteurs de fiction les plus proléfiques au monde. Le pays a su s’imposer dans l’univers cinématographique et est aujourd’hui classé parmi les pays à fort potentiel. INCEPTION ARTS & COM entend relever un défi en marge des exigences commerciales et techniques, pour participer à sa manière à la résurrection du 7ème art camerounais.

 

 

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