Centenaire OIT: Une célébration sur fond de revendications

Au Cameroun 29 ans plus tard la loi sur les syndicats reste
toujours attendue et aucune disposition légale n´est prévue pour protéger les
responsables syndicaux.

La célébration du centenaire
de l´Organisation interna-
tionale du travail (Oit),
constitue une occasion idoine
d´exaltation de la coopération
Cameroun-Oit, et de consolida-
tion des actions des mandants,
gouvernement-employeurs-
travailleurs, pour faire progres-
ser la justice sociale et
promouvoir le travail décent. Au
Cameroun, c´est sur fond de re-
vendications, que l´Union des
syndicats libres du Cameroun
(Uslc), célèbre ce centenaire
dont le lancement des activités
s´est déroulé ce 26 février à
Yaoundé.
La loi sur les syndicats reste
toujours attendue depuis 29 ans
plus tard, aucune disposition lé-
gale n´est prévue. Dans le sec-
teur public, les syndicats vivent
de tolérance administrative,
quand ils arrivent à résister du-
rablement à la répression, ici
leur existence légale reste sou-
mise à l´agrément préalable du
ministère de l´administration ter-
ritoriale. « La loi sur les syndi-
cats reste encore attendue, 29
ans plus tard. De façon géné-
rale, aucune disposition légale
n´est prévue nulle part au-
jourd´hui pour protéger les syn-
dicalistes et les responsables
syndicaux », précise le secré-
taire générale de l´Uslc, Rose
Ndjie She.
Une position fragile, qui est
imposée aux organisations des
travailleurs, qui rend le dialogue
social déséquilibré au sein de
l´entreprise ou dans les
branches, tandis qu´au sommet,
le dialogue social est réduit a
des concertations plus ou moins
régulières et sans lendemain,
parce que sans portée effective
sur la vie des travailleurs et sur
les relations du travail. En dépit
des discussions engagées en
comité ad hoc tripartite au pre-
mier ministère, en vue de la loi
sur les syndicats, et dont les
discussions ont été conclues en
2016, « les conclusions dor-
ment dans les tiroirs de la Ré-
publique » relève le Secrétaire
général. Cette loi était censée
permettre un meilleur respect
de la liberté syndicale au Ca-
meroun.
Il en est de même des
conclusions des travaux de la
Commission nationale consulta-
tive du travail sur la révision du
code du travail et l´avant-projet
de loi revalorisant les presta-
tions sociales, parmi lesquelles
la pension retraite, qui n´a pas
été revalorisée depuis 36 ans,
bloquées dans les tiroirs. Des
blocages qui ne permettent pas
aux travailleurs de croire au dia-
logue social. L´Union des syndi-
cats libres du Cameroun (Uslc),
propose des solutions pour sor-
tir le dialogue social des tiroirs à
savoir. Une loi sur les syndicats,
la révision du code du travail, la
ratification de la convention 102
sur la sécurité sociale et la
convention 189 sur le travail do-
mestique, la revalorisation des
prestations sociales, en particu-
lier la pension retraite et au
moins une rencontre annuelle
entre les présidents confédé-
raux avec le Président de la Ré-
publique, pour redonner vie au
dialogue social.
En ratifiant, il y a près de 60
ans, la convention sur la liberté
syndicale et la protection du
droit syndical, le Cameroun
s´est engagé à reconnaitre aux
travailleurs le droit de constituer
des syndicats qui ne sont pas
assujettis à la dissolution ou à la
suspension administrative. Il
s´est engagé à prendre les me-
sures nécessaires pour assurer
aux travailleurs le libre exercice
du droit syndical.

 

Source: Le jour

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