CAMEROUN – SOCIÉTÉ: CAMBRIOLAGE À L’HÔPITAL GYNÉCO-OBSTÉTRIQUE DE DOUALA

Des malfrats ont emporté argent, portables et armes des gendarmes en fonction dans la nuit de vendredi à samedi.

La vie a repris son cours normal à l’Hôpital gynécoobstétrique et pédiatrique de Yassa (Hgopy), situé à la sortie Est de Douala. Tout semble en ordre. Pourtant, le personnel de cet hôpital de référence n’affiche pas complet, après le passage d’un gang de bandits dans la nuit du 17 au 18 août 2018. « Le personnel pris à partie par ces malfrats est en état de choc et est pris en charge par un psychologue pour un suivi post-traumatique », explique le Pr Emile Mboudou, directeur général de l’Hgopy qui revient sur les circonstances.

A en croire le patron des lieux, « dans la nuit de vendredi à samedi, vers 1h du matin, cinq individus lourdement armés se sont introduits dans l’enceinte de l’hôpital. Ils sont d’abord allés vers le poste de gendarmerie situé à la guérite et ont neutralisé les gendarmes en faction ainsi que les éléments de la société de gardiennage ». Par la suite, rendus au service d’accueil et de la pharmacie, ils ont pris en otage le personnel. A la caisse, ces brigands ont forcé la caissière à ouvrir la porte, en présentant, devant l’œil de judas de la poste, le visage de la collaboratrice. Quand ils y ont eu accès, ces malfrats ont emporté environ 480 000Fcfa. Dans les mêmes circonstances, ils franchissent la salle où l’on a disposé le coffre-fort, qu’ils n’ont pas pu ouvrir, en l’absence de la clef. « Ne pouvant pas le transporter, ils ont pris 340 000 Fcfa et neuf téléphones portables au personnel et aux usagers présents dans le hall de l’hôpital. Le forfait a duré près d’une heure, puis, ils sont partis, emportant également les armes à feu des gendarmes. C’est ensuite que le Dg de l’hôpital a été saisie, ainsi que les forces du maintien de l’ordre », poursuit le Pr Emile Mboudou.

La cellule de crise mise sur pied a permis de constater qu’il y avait des bandits bien habillés et d’autres moins bien vêtus avec des jambes mouillées. Après leur départ, un lot de Cartes nationales d’identité des hommes était introuvable à la guérite. « Ce qui laisse penser que ce sont des gens qui seraient entrés normalement. Et qui avaient leur Cni parmi le lot déposé », analyse de directeur général de l’Hgopy. Les enquêtes se poursuivent pour identifier ces braqueurs.

 

Auteur: Blaise Djouokep / Mutations

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