À l’occasion de la Journée internationale de la femme, célébrée le 8 mars 2026, les employées du Ministère des Travaux Publics ont dressé un constat chiffré sans équivoque : malgré leur présence et leurs compétences reconnues, elles restent largement sous-représentées dans les fonctions décisionnelles.

Réunies en conférence-débat ce 4 Mars autour du thème « Discrimination positive, droits, justice et incitation en vue d’une montée en compétences des femmes », les participantes ont interpellé la hiérarchie sur l’écart persistant entre discours d’égalité et réalité administrative.

Selon les données présentées par la cellule SIGIPES, sur 2 185 personnels que compte le Ministère des travaux publics, 444 sont des femmes. Si elles représentent 21 % des directeurs, 11 % des délégués régionaux, 17 % des chefs de service et 15 % des chefs de bureau, elles occupent 0 % des postes de Ministre et de Secrétaire Général. Au total, leur taux global de représentativité plafonne à 14,14 %.

Pour les intervenants, la question dépasse la simple statistique. Les panélistes ont mis en avant les compétences techniques des femmes dans le génie civil, la gestion des projets d’infrastructures et la maîtrise des normes qualité et sécurité. Mais l’accès à certaines fonctions stratégiques, notamment dans la gestion des projets routiers, demeure limité.

Face au plaidoyer, le Ministre des Travaux Publics Emmanuel NGANOU DJOUMESSI s’est dit conscient des déséquilibres, tout en rappelant que les nominations reposent d’abord sur les profils et l’évolution de carrière. Il a encouragé les femmes à renforcer leurs compétences, à cultiver l’esprit participatif et à faire du travail leur principal levier d’ascension.

Au-delà des échanges, cette JIF 2026 met surtout en lumière une donnée clé : l’égalité au sommet reste un chantier ouvert.




