INTERNATIONALPOLITIQUE

Statut-quo au Congrès américain qui est toujours sans « speaker »

À l’issue du troisième jour de vote, jeudi, les élus républicains de la Chambre des représentants, qui disposent d’une mince majorité, n’ont toujours pas réussi à se mettre d’accord sur un nouveau président. Le favori Kevin McCarthy, qui rêve de ce poste de « speaker », essaiera vendredi une nouvelle fois de s’imposer.

La Chambre américaine des représentants a clos sa journée jeudi 5 janvier sans parvenir à élire son nouveau président, restant complètement paralysée par des dissensions dans les rangs républicains.

Le favori Kevin McCarthy n’est toujours pas parvenu à accéder au perchoir après une troisième journée de tractations et 11 tours d’une élection qui paraît toujours sans issue. Les débats doivent reprendre vendredi à 12 h (17 h GMT).

L’élu de Californie a tendu la main à la vingtaine d’élus trumpistes jouant les trouble-fête, leur offrant des concessions de taille lors de négociations en coulisses. En vain. Le groupe, qui dit n’avoir aucune confiance en lui, refusait toujours de rentrer dans le rang, laissant la Chambre des représentants un jour de plus sans président – un scénario inédit en 160 ans. Ce blocage a des répercussions très concrètes : sans « speaker », les élus ne peuvent pas prêter serment ni donc passer de projet de loi. Membres de la frange la plus conservatrice du parti, ces élus trumpistes profitent de la très fine majorité républicaine décrochée aux élections de mi-mandat de novembre pour poser leurs conditions. Troisième personnage le plus important de la politique américaine après le président et le vice-président, le « speaker » a besoin d’une majorité de 218 voix pour être élu. Kevin McCarthy plafonnait pour le moment à 201. Combien de temps sa candidature restera-t-elle viable ? Membre de l’état-major républicain depuis plus de 10 ans, l’élu ne dispose pas pour l’instant de concurrent crédible. Seul le nom du chef de groupe Steve Scalise circule comme possible alternative, sans que ses chances ne semblent sérieuses. La Chambre continuera à voter jusqu’à ce qu’un président soit élu. Ce qui n’est généralement l’affaire que de quelques heures pourrait s’étendre sur plusieurs semaines : en 1856, les élus du Congrès ne s’étaient accordés qu’au bout de deux mois et 133 tours. Le président démocrate Joe Biden a qualifié mercredi cette situation d' »embarrassante », assurant que « le reste du monde » suivait de près la pagaille au Congrès.

Lire aussi: [URGENT] : Le Congrès américain suspend sa séance après l’irruption de manifestants pro-Trump au Capitole!

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