CULTURE

« Je Promets »: La magnifique déclaration d’amour de Caleb

Il a tapé dans l’œil d’inconditionnels par ses reprises il y’a 3 ans. Voix chaude et sensible, Le Caleb a dévoilé le troisième extrait le 4 Novembre 2022 de son EP nommé « Mon Univers » sous Lande Music. Regard sur un titre qui séduit plus d’un.

Dès les premiers rifts de guitare et les arrangements de son titre « Je Promets », je tombe sous le coup de la curiosité. Une intuition qui ne me fera certainement pas défaut lorsqu’à la 16ème seconde, j’écoute ses premières nuances. « au premier regard j’ai flashé sur toi, très vite je suis devenu accro à toi. Notre chemin était parchemé d’embûches, mais plus on avançait encore plus je t’aimais » dit-il à l’entame.

Vous l’aurez deviné il s’agit d’un coup de foudre, d’une belle histoire d’amour dont il essaie de dessiner en mots.

Passé les covers, Biboum Joseph de son vrai nom, s’est posé à la place qui lui convient : construire son identité à travers ses compositions. Le chanteur de 22 ans propose un titre « cupidon », d’une mélodie audacieuse inspiré des wording de ses préférés parmi lesquels Charlotte Dipanda, ou encore Keblack. Concentré et émotif selon son regard, l’intimité haute définition est prometteuse et l’interprétation de Le Caleb se déploie avec grâce, nuance, douleur, volupté, fermeté dans l’espace qu’étirent les musiciens et l’arrangeur DJ Cliff.

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Dans cette galette très soul et afro-pop, on y capte du talent : Des régistres qui lui vont comme un gant, et qui mettent en valeur la tessiture particulière de sa voix. S’il m’est donné de le ranger, ce sera forcément dans les titres très lyriques, potentiel qui s’est fait ressentir lors de sa reprise de « Ndolo Bukate » de Charlotte Dipanda, ou encore « Mes respects » de Blanche Bailly.

Formé très jeune à ses 17 ans à la composition classique et la discipline musicale qui va avec, le chanteur essaie de faire tenir dans un style moins sophistiqué, un personnage celui d’un lover passionné dans le clip, plus ou moins inspiré, qui le promène entre la pop abstraite, les harmonies fusionnelles ou les envolées vocales d’un prince qui en a à revendre. L’ambition n’est pas son problème, l’aplomb non plus. Il a des idées à revendre, une autorité et un timing qui ne sont pas sans évoquer un certain Locko. Par ailleurs, il décore la moindre de ses compositions d’une cascade de variations, d’une profusion de cordes et de parures orchestrales dont lui seul tient le secret : Le Caleb est sans doute « la promesse » de l’avenir.

C’est sensible, efficace, parfois étouffant ou redondant dans l’esprit thématique, mais le respect de l’œuvre demeure. C’est l’un de ses coups d’essai après des prestations live à Douala au courant de l’année 2022, il a envie de tout dévorer, on attend qu’il se pose ! Quels que soient l’heure et le décor de la première rencontre d’un couple potentiel, c’est toujours une voix sur laquelle on s’arrête. Elle n’a pourtant rien de spectaculaire. Dans un même élan, cette voix affiche sa fraîcheur, sa puissance et ses failles. Sur quoi se retourne-t-on alors ? Certainement des détails sur lesquels on ne pourrait expliquer, qui soient au dessus des sentiments dont on a envie de matérialiser par une promesse d’aimer. C’est cela l’essence de « Je Promets »

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Manfred Essome

Rédacteur En Chef du Journal en ligne www.lequatriemepouvoir.com, Critique d'Art Musical et Créateur de contenus camerounais depuis 2010.

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