CULTUREECONOMIE

[Culture] L’œil du Cameroun, le portrait du photographe Patrice Fina

À la fois artiste et photographe, Patrice Fina représente la nouvelle vague de la photographie Made in Africa. Tout un art pictural se dessine autour de la démarche de Patrice Fina, passionné d’ouverture et d’horizon comme l’était Albert Kahn.

Son portrait est l’occasion de revenir aux sources de cette passion photographique qui véhicule peut-être en lui comme pour d’autres talents une nouvelle génération d’Albert Kahn africains.

Son goût pour la photographie est né depuis deux ans, lorsqu’il atteint l’âge de ses 24 ans, après avoir participé un « shooting de rue » sur l’esplanade de l’hôtel de ville de Yaoundé, capitale politique du Cameroun. Le résultat des photos était très différent de ses attentes. Pourtant, l’idée lui est venu de se projeter. Devenir l’œil du photographe.

Dans un premier temps, Patrice Fina essaye de se placer lui-même derrière la caméra. Très vite, des photographes professionnels l’inspirent : Ben Vigna, Steven Hendrix. Ces grands noms de la scène photographique camerounaise consolident progressivement sa propre vision pour demain.

Pour lui, la photographie doit devenir un métier d’ouverture, de découverte de nouveaux horizons. Au final : stimuler une quête. Celle d’apprendre quelque chose de nouveau. L’exploration et la découverte guident cette soif de nouveaux horizons picturaux : de l’espace sahélien du Grand Nord du Cameroun aux forêts du bassin du Congo. Chaque jour, ce métier d’aventure fascine Patrice Fina en quête de nouveaux lieux à découvrir. Voyager, découvrir de nouvelles terres, immortaliser des lieux jusqu’alors méconnus rythment ses rencontres et ses prises de contact avec des fondations du monde entier.

Les Archives de la planète (The Archives of the Planet) était un projet entrepris de 1908 à 1931 pour photographier les cultures humaines à travers le monde. Il a été parrainé par le banquier français Albert Kahn et a abouti à 183 000 mètres de film et 72 000 photographies en couleur de 50 pays.

Commençant par un voyage autour du monde que Kahn a effectué avec son chauffeur, le projet s’est développé pour englober des expéditions au Brésil, en Scandinavie rurale, dans les Balkans, en Amérique du Nord, au Moyen-Orient, en Asie et en Afrique de l’Ouest, entre autres destinations, et a documenté des événements historiques tels que les séquelles de la Seconde Guerre des Balkans, la Première Guerre mondiale en France et la guerre d’indépendance turque. Il a été inspiré par les convictions internationalistes et pacifistes de Kahn. Le projet a été interrompu en 1931 après que Kahn ait perdu la majeure partie de sa fortune dans le krach boursier de 1929. Depuis 1990, la collection est administrée par le musée Albert-Kahn et la plupart des images sont disponibles en ligne.

Patrice Fina est un photographe camerounais, originaire de la région de l’extrême-nord, qui réside aujourd’hui à Yaoundé, future Tel Aviv de l’Afrique. Il a été identifié comme Jeune Talent Stuart(ist) par la fondation culturelle Théophile Lognoné (« Toujours rechercher l’innovation ») qui œuvre dans le champ des « borders studies ». Cette fondation perpétue la mémoire de l’industriel et innovateur Théophile Lognoné dont les premières découvertes ont porté sur la New Nature Economy.

Kevin Lognoné

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