CULTURE

Cinéma : Le festival “Ndah Nah” s’ouvre ce jour

La première édition de ce rendez-vous international se tient jusqu’au 5 novembre à Akono et promeut les films réalisés par des femmes.

« Le cinéma comme outil de lutte contre les violences faites aux femmes ». C’est sur cette thématique que s’ouvre la première édition du  » Ndah Nah festival international ». Un nouveau rendez-vous culturel qui a la particularité de promouvoir les films réalisés par des femmes ou traitant des questions liées au genre. « Notre objectif clé est de célébrer les femmes cinéastes, inciter les jeunes filles et les femmes à s’intéresser davantage au cinéma », explique Ghislaine Nathalie Monjap, promotrice du festival  » Ndah Nah ». La petite ville d’Akono dans le département de la Mefou-et-Akono, région du Centre a été choisie pour le lancement de cet évènement itinérant. « Nous avons choisi Akono parce que nous voulons encourager la jeunesse des zones rurales à s’intéresser au cinéma, à dévoiler des talents qui sommeillent à cause de l’absence de plateformes pour s’exprimer », fait savoir Ghislaine Nathalie Monjap

 » Ndah Nah » est un festival compétitif qui va primer les meilleures réalisatrices d’Afrique ayant soumis leurs films. Parmi les films en compétition on peut citer : « Scandale » de Sylvie Sintcheu plus connue sous le nom de Tonga (Cameroun),  » Un paris d’exil » de Assanatou Baldé (Maroc),  » Empreinte » d’Océane Nyetam et Claude Barizira (Cameroun /RDC),  » Kuma » d’Hawa Aliou Ndiaye (Mali), « Haram » de Bilkissou Yiapouo (Cameroun) ou encore » Confessions » de Nickaise Nnanga (Cameroun)

Ces films seront évalués par un jury international dans lequel on retrouve Glory Chando Mokake, actrice et scénariste basée à Buéa qui sera la marraine de cette première édition. Les autres membres du jury sont aussi des personnes très actives dans le cinéma en Afrique et dans le monde. Il s’agit notamment de : Aziz Khouadir, p r o d u c t e u r / r é a l i s a t e u r (Maroc); David Pierre Fila, réalisateur (Congo Brazzaville); Lilian Granda, documentariste, productrice (Equateur); Ombretta Macchi, actrice (Italie); Catherine Mantion (France).

L’éducation à l’art cinématographique est une mission du festival. Des masters class auront lieu. « Nous avons déjà implanté dans des établissements scolaires de la ville, des clubs arts et culture. Les ciné-clubs sont en train de produire des courts métrages avec nos équipes et ces films seront aussi en compétition au festival. Ces élèves sont tous contents de cette opportunité et nous aussi », poursuit-elle. Selon la promotrice: « le festival devra aboutir à la construction future d’un centre culturel dans cette localité. Par ailleurs, notre festival se veut itinérant pour amener le cinéma auprès des populations qui n’en ont pas accès », déclare Ghislaine Nathalie Monjap.

Elsa Kane

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