CULTUREECONOMIE

[Analyse] Le maire de Rennes et sénateur Edgar Le Bastard : un Hermès Rennais ?

 

L’Afrique centrale cultive des liens avec Hermès, en particulier avec le tissu ndop au Cameroun ou le

tissu wukari au Nigéria. Mais quels sont les terroirs français avec lesquels développer de nouvelles

coalitions créatives ? Depuis 1837, le cheval est le premier client d’Hermès. Les équipements équestres

sont toujours dessinés en collaboration avec des partenaires vétérinaires et cavaliers pour offrir

confort et liberté de mouvement au cheval en toutes conditions.

« Spectacle magnifique » des innovations, né du monde équestre et de l’esprit des tanneurs de Rennes

à Pont-Audemer, premier incubateur des savoir-faire de Thierry Hermès, le patrimoine équestre de

Rennes enfoui et méconnu mène pourtant loin : jusqu’aux Indes. Par ses talents d’innovateur, Edgar

Le Bastard a incarné une sorte d’Hermès Rennais entre ville et nature.

Le pavillon des Indes fut commandé par le prince de Galles, futur Edouard VII pour représenter les

Indes britanniques à l’Exposition universelle de 1878 à Paris. Il comprend alors deux parties

symétriques reliées par une galerie.

A cette même époque, l’industrie du cuir et des maîtres-tanneurs très prospère dans les Indes a connu

un âge d’or à Rennes, en particulier à l’époque du maire et sénateur Edgar Le Bastard (1871-1892).

Devenu un industriel important de la ville dans cette filière, Edgar Le Bastard a été président de la

Chambre de Commerce de Rennes. Au cours de ses mandats, il a considérablement travaillé au

développement de l’enseignement dans la ville, notamment l’université.

Rennes a une histoire avec les Indes Occidentales et les Indes Orientales. Tant de personnages

légendaires sont passés aux oubliettes, à commencer par La Motte Picquet dont peu de Rennais sont

capables de situer son enfance Rennaise. A l’inverse, les gens connaissent la station de métro : La

Motte Picquet à Paris, au pied de la tour Eiffel. La rue de Pondichéry à Paris est située à proximité de

l’avenue de La Motte-Picquet qui célèbre la mémoire de l’officier de marine Rennais. Joséphine Baker

dans sa chanson Revoir Paris (1949) cite La Motte-Piquet : « Car sans Paris, la Seine et les quais, et La

Motte-Piquet, je sens qu’il me manquait trop de choses ».

L’orientalisme a fortement marqué le patrimoine de la ville de Rennes, en particulier l’ancien

hippodrome au parc des Gayeulles.

Comptoir réputé dans le commerce du cuir, Pondichéry, possession française qui rejoignit l’Union

indienne en 1954, entretient toujours des liens avec Rennes, sur un plan académique. L’université de

Rennes développe une coopération avec l’université de Pondichéry.

Les presses universitaires de Rennes ont publié le travail de recherche de Kevin Le Doudic : « Les

Français à Pondichéry au XVIIIe siècle : une société redessinée par sa culture matérielle »

Kevin Lognoné

Lire aussi: Prospective: La New Nature Economy du port de Douala peut-elle s’inspirer de Dunkerque dans les Hauts-de-France ?

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