SOCIETE

Région du Sud-Ouest. : Les cas de variole du singe confirmés

Le communiqué du délégué régional de la Santé indique que des tests effectués par le Centre Pasteur de Yaoundé notamment dans les districts sanitaires de Mbonge et de Kumba.

Des tests effectués dans les laboratoires du Centre Pasteur de Yaoundé au Cameroun le 8 octobre dernier, ont confirmé des cas de variole de singe. Ceci a été relevé par le docteur Filbert Eko Eko dans une correspondance aux responsables sanitaires de la région afin de préparer une riposte contre la maladie. L´un des patients est interné depuis quelques jours à l´hôpital où il prend des soins. Très contagieuse, la variole du singe est transmise par les singes, les rongeurs, les rats géants de Gambie, les écureuils ou encore par les sécrétions humaines. La maladie se caractérise par une fièvre, une éruption cutanée pustuleuse ou encore des courbatures. Elle s’attaque essentiellement aux enfants qui sont les plus vulnérables face au virus. La maladie est transmise principalement par un contact étroit de peau à peau, avec des sécrétions infectées des voies respiratoires, des lésions cutanées d’un sujet infecté ou des objets récemment contaminés par des liquides biologiques ou des matières provenant des lésions d’un patient. La période d’incubation de la variole du singe est généralement de six à treize jours, mais peut aller de cinq à 21 jours selon l’Organisation mondiale de la Santé (Oms). La non prise en charge, de cette maladie peut être mortelle, d´où l´urgence pour les autorités sanitaires camerounaises de lancer une veille sanitaire dans tous les districts de santé de la région. La variole du singe est une maladie virale en pleine expansion, apparue dans les années 70 en Afrique. Elle a été détectée pour la première fois chez l’homme en 1970 en République démocratique du Congo sur un garçon de 9 ans, selon l’Organisation mondiale de la Santé (Oms). L´Oms a indiqué le 24 mai dernier plus de 250 cas confirmés et suspects de variole du singe recensés depuis la détection du premier cas le 7 mai dernier en dehors des foyers habituels de la maladie, cette flambée des infections si inhabituelle soit-elle, reste « maîtrisable ». Depuis cette date, des cas humains de variole du singe ont été répertoriés dans des zones rurales ou forestières de 11 pays africains, à savoir, le Bénin, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Liberia, le Nigeria, la République centrafricaine, le Congo, la Rdc, la Sierra Leone et le Soudan du Sud.

Deux souches de virus monkeypox, variole du singe, en anglais, la souche dite « Afrique de l’ouest », dont la létalité se situe aux alentours de 1%, sévit essentiellement au Nigéria, au Libéria, en Sierra Leone et en Côte d’Ivoire. La seconde souche, dite « du bassin du Congo », circule en République démocratique du Congo, en République du Congo, en République centrafricaine, au Gabon et au Cameroun, un pays qui est d’ailleurs situé à la limite des aires de répartition des deux souches.

 

Source : Le jour

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