CULTURELIFE STYLE

[Patrimoines-Héritage Acte 4] Le Passif colonial à l’honneur

Pour sa quatrième édition, le programme de formation sur mesure du film-documentaire, ouvrira ses portes dès le 9 janvier 2023. Les détails de cette nouvelle édition ont été dévoilées, lors d’une conférence de presse Vendredi 7 Octobre 2022, au Goethe Institut.

À l’école de Jean Marie Teno

Le coordonnateur général du programme, Jean-Marie Teno, Réalisateur, producteur camerounais s’est donné à cœur joie lors de l’exercice face à la presse nationale, et l’ensemble de ses partenaires. « Patrimoines-Héritage » quatrième édition, accorde la part belle aux camerounais amoureux du cinéma documentaire, par une formation, qui se décline en plusieurs modules: Entre étalonnage, appui à la tenue d’une caméra, tournage, post-production entre autres.

Le Coordonnateur Général Jean Marie Teno & Régine Glawdys Lebouda, Modératrice de la conférence de presse au Goethe Institut Yaoundé

Pour cette levée de rideaux en 2023, huit stagiaires seront sélectionnés après un appel à candidature

national. Ils bénéficieront d’une formation de trois (3) mois répartis en trois

phases : Une résidence d’écriture de quatre (4) semaines environ dans la ville de Yaoundé, une période de tournage de 2 semaines pendant un mois et 1 mois de postproduction, à savoir montage, mixage et étalonnage. Une projection publique des films produits est prévue en avril 2023. Ces films rejoindront les autres films de la collection et seront disponibles sur la nouvelle plateforme www.patrimoine-heritage.tv notamment.

Patrimoine-Héritage 23, ce sera 9 régions choisies pour la diffusion des films documentaires, parmi lesquelles le Nord-Ouest, le Centre (Ville de Sa’a), le Littoral (Douala, Nkongsamba), le Sud-Ouest (Buéa), l’Ouest pour ne citer que ceux la.

La jeune auteure-documentaire Stella Tchuisse s’exprimant devant l’auditoire

Cette année, la résidence verra l’intervention de Jean Marie Teno et de Michel K.Zongo de Koudougou Doc. Tous deux, des documentaristes reconnus au niveau mondial.

Lors de la projection du film documentaire « 1961 »

Qu’es t’il prévu en termes de projections?

Pas moins de 20 sessions d’éducation à l’image mobiliseront élèves et étudiants en art et grand public dans les lycées, collèges, et universités. Elles seront couplées à vingt séances de visionnage d’œuvres originales sur l’héritage culturel africain, pour un total de 30 films à ancrage communautaire. L’objectif est de parvenir à des productions compétitives aux standards internationaux.

Durant la conférence de presse, deux courtes productions documentaires ont été diffusées à savoir: « 1961 » (en entier) de Stella Tchuisse, et « Afrique, je te plumerai » (un extrait des 88 minutes du ciné-doc réalisé par Jean Marie Teno en 1992), sans oublier des témoignages de promotionnaires des éditions précédentes. La première production a été intense en émotions après sa diffusion, car L’auteure a mis en exergue les limites de l’éducation nationale sur le passé colonial camerounais, et les défis de la jeunesse en matière de reconstruction patrimoniale historique.

Lire aussi: [Cinéma] Emy Dany Bassong annonce la création de sa propre boîte de production

En termes de données, pas moins de 17 films ont été produits, pour 17 jeunes auteurs documentaires formés parmi lesquels 11 femmes, sans oublier 5 participations a des festivals internationaux et pour l’heure 1 Grand Prix. Des data flatteuses qui dénotent de la pertinence de la démarche depuis 2017.

Lire aussi: [Tribune] Comment le cinéma africain peut s’inspirer dumodèle « Hollywood South » en Louisiane

La place de la Musique dans les animations documentaires 

Dans les productions diffusées, l’on a remarqué une certaine passion dans le choix des musiques utilisées. De Charles Aznavour à Marc Warner, les polyphonies prises tentent d’épouser les moments forts de chaque film présenté. Dans « 1961 », Jean Marie Teno signale que certaines de ces musiques ont été composées par la réalisatrice elle même Stella.

Et que fréquemment, il fait appel à des professionnels de la musique pour asseoir le côté émotif, créatif des productions disputées, construites. Il a par ailleurs rassuré sur le lobbying et le placement des productions réalisées auprès des festivals internationaux, et ce grâce au concours de ses partenaires: Goethe Institut, l’Union européenne, Koudougou Doc (Burkina-Faso), AFRICLAP (France) entre autres.

Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Captcha loading...

Bouton retour en haut de la page

Adblock détecté

Un ADLOCK de publicité à été détecté sur votre navigateur veuillez le désactiver pour pouvoir mieux bénéficier et soutenir notre projet merci d'avance
error: Alert: Tu copie ce contenu que c'est pour toi? !!