CULTUREINTERNATIONAL

Koffi Olomidé, auteur d’un nouveau geste déplacé

Une vidéo montre l’artiste congolais Koffi Olomidé toucher, « par surprise », le séant d’une ses collaboratrices. Nouveau buzz pour le chanteur, coutumier du fait.

« Incorrigible » : le mot est sur beaucoup de lèvres et dans beaucoup de tweets après la diffusion d’une vidéo amateur tournée à Paris, en marge d’une répétition artistique. Au cours d’un moment manifestement décontracté, l’artiste congolais Antoine Agbepa Mumba dit Koffi Olomidé frôle une collaboratrice présentée par certains commentateurs comme une danseuse. Alors que cette dernière a le dos tourné, « Mopao » lui pose ostensiblement la main sur une fesse. Elle sursaute, esquisse un rictus difficile à décrypter et protège son postérieur avec sa paume. Le chanteur continue de traverser la pièce, comme si de rien n’était, sans que l’angle de la caméra ne puisse dévoiler l’expression de son visage…

Après que le #MeToo a dénoncé ce genre de gestes sexistes potentiellement catalogués comme « agressions sexuelles », Olomidé ignore-t-il que toute situation collective est susceptible d’être filmée ? En a-t-il, au contraire, conscience, ce qui pourrait laisser penser qu’il nargue tout à la fois les féministes et la justice française en affirmant sa culture machiste en mode « ya foye » ? Si l’expression artistique, du rock’n’roll au rap, en passant par les hits « ambiance facile » africains, peut véhiculer des clichés misogynes au second degré, joindre le geste à la parole suscite, ces derniers temps, une kyrielle de bad buzz, comme celui qui concerne le chanteur Tayc.

Si le #BalanceTonPorc semble avoir modifié l’équilibre des pensées exprimées sur les réseaux sociaux, certains twittos font de la résistance. Sur l’épisode d’Olomidé, un Congolais démocratique ajoute un cliché aux clichés, comme la termite de la terre à la terre : « C’est normal, vu qu’ils étaient en tournage. C’est le boulot qu’avaient choisi ces filles et puis c’est pour ça qu’elles sont payées. » Les danseuses seraient donc des postérieurs en libre accès…

Source: Jeune Afrique

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