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[Belgique] Les prostituées ont désormais droit à une couverture sociale

Depuis le 1er juin 2022, les travailleuses du sexe sont des « professionnelles » à part entière en Belgique, En effet, le Parlement belge avait voté en mars une grande loi sur le droit pénal liée aux infractions sexuelles. Aujourd’hui reconnu comme une activité légale, les pouvoirs publics belges ont admis la couverture sociale.

 

Parmi les principales mesures, l’intégration de la notion de consentement, une définition légale du viol plus large mais surtout la dépénalisation totale de la prostitution. Objectif : faire évoluer le Code pénal belge aux problématiques actuelles.

D’après la police belge, il y aurait 26 000 prostituées dans le pays. Or, jusqu’ici, celles-ci travaillaient dans un cadre très flou. Et pour cause, leur activité, bien qu’illégale, était tolérée par les autorités. Dans le même temps, toutes ces femmes n’avaient pas forcément une activité régulière. Ainsi, selon l’Université catholique de Louvain, elles seraient moins de 6 000. Il y a fort à parier que cet éclaircissement législatif va rebattre les cartes. Selon le texte voté par les parlementaires en mars dernier, les prostituées peuvent désormais bénéficier des mêmes droits que tous les travailleurs belges. En outre, elles pourront accéder à l’ensemble de la protection sociale de la maladie au chômage au même titre que les salariés « classiques ».

Dans la loi belge, il est cependant toujours interdit de faire du proxénétisme, d’autant que le but de la loi est de « couper l’herbe sous le pied » de ces individus profitant souvent de personnes fragiles physiquement et psychologiquement. En revanche, un banquier ou un assureur qui travaillerait avec une prostituée ne tombera plus sous le coup de la loi. À ce jour, Bruxelles est la seule capitale à avoir légalisé la pratique de la prostitution au sein de l’Union européenne. Si des législations similaires existent dans d’autres pays européens, les conditions étant trop restrictives, les effets ne se sont jamais fait ressentir. En Allemagne, par exemple, pour être reconnue comme « prostituée », il faut un contrat de travail, ce qui n’est pas toujours le cas.

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Dans la loi belge, il est cependant toujours interdit de faire du proxénétisme, d’autant que le but de la loi est de « couper l’herbe sous le pied » de ces individus profitant souvent de personnes fragiles physiquement et psychologiquement. En revanche, un banquier ou un assureur qui travaillerait avec une prostituée ne tombera plus sous le coup de la loi.

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Manfred Essome

Rédacteur En Chef du Journal en ligne www.lequatriemepouvoir.com, Critique d'Art Musical et Créateur de contenus camerounais depuis 2010.

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