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[Industries créatives et culturelles] Surcouf sur la route des perles de Bassorah à Douala, du Golfe persique au Golfe de Guinée

Et si le conte, la danse, la mode, le théâtre, et la musique redonnaient vie aux exploits maritimes du corsaire Surcouf des vagues indisciplinées du Golfe persique aux alizés du Golfe de Guinée ?

Inspiré par les aventures du Tigre des Sept Mers, Hervé Ngomé propose une nouvelle histoire initiatique et fantastique autour de la rue Surcouf de Douala, un voyage des perles entre Bassorah (actuel Irak) et le port de Douala, prochain Vancouver africain de l’agroforesterie et des richesses forestières et minérales du bassin du Congo.

Entre mer et terroirs : économie circulaire et leviers d’innovation perlage, pharmacopée à faible impact, diamants alternatifs sans extraction forestière, low-tech, industries créatives et culturelles, transmission des savoirs…Nombreux sont les actifs immatériels à préserver pour atténuer les ressources fossiles et renforcer notre mission durable.

Pendant des milliers d’années, les civilisations humaines se sont tournées vers le ciel pour comprendre l’origine et les mystères de la Lune, notre seul satellite naturel. Les observations au sol permises par l’invention des premiers télescopes ont ouvert un nouveau chapitre dans notre compréhension de notre compagnon céleste.

La perliculture est fortement associée aux astres, et en particulier à la lune, dont les Nations Unies ont décidé que la Journée internationale de la Lune serait célébrée tous les ans le 20 juillet, date anniversaire du premier alunissage d’êtres humains sur le satellite terrestre dans le cadre de la Mission lunaire Apollo 11.

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Pourra-t-on un jour envisager des diamants alternatifs sans extraction forestière ? De plus en plus de consommateurs optent pour les pierres précieuses durables qui ne nécessitent aucune extraction et ressemblent aux diamants traditionnels. Les diamants de laboratoire commencent à briller avec plus d’intérêt et de ventes de la part de consommateurs soucieux de l’éthique.

La demande est croissante en Orient malgré sa réputation de dépenses extravagantes. Les diamants sont des minéraux de carbone. Très rares, ils sont extraits de la kimberlite, une roche ultramafique qui se trouve dans les zones les plus anciennes de la croûte continentale.

Les diamants de laboratoire ont une empreinte carbone beaucoup plus faible car ils sont conçus uniquement à partir de carbone, imitant le processus de création de diamants qui se déroule sous la terre, les rendant chimiquement, physiquement et visuellement identiques aux diamants naturels. Les ventes mondiales de bijoux en diamants de laboratoire s’élèvent à plus de 4 milliards de dollars.

Pour le Moyen-Orient, le chiffre est de l’ordre de 50 millions de dollars, selon un récent forum.

Pourquoi un voyage des perles de Bassorah à Douala ?

Le 1er juin 1844, la Revue des Deux Mondes évoquait dans ses colonnes les exploits de Surcouf jusqu’à Bassorah (actuel Irak). A l’époque, Biotopia sur la côte de Lumière n’existait pas. Pourtant, les corsaires s’étaient intéressés à des savoir-faire bio-sourcés. Ils avaient bien conscience de ce monde du littoral et de la forêt. Des innovations sont nées de cette chasse au trésor au cœur des forêts.

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Par exemple: la fabrication du coaltar, un goudron obtenu par distillation de la houille (brai). Souvent, le brai végétal était extrait d’écorces d’arbres. Utilisé pour imperméabiliser les bateaux, son application évitait au bois de pourrir prématurément.

Surcouf sur la route des perles de Bassorah à Douala est un projet artistique qui entend explorer les origines corsaires de nombreuses innovations, y compris dans le savoir-faire horloger. Si les mécanismes horlogers étaient produits dans d’autres régions, ils étaient assemblés avec le bâti en bois, lui produit localement.

Or, les avancées horlogères et la marine sont liées. L’apparition des premières horloges maritimes, qui conservaient la mesure du temps même sur un navire en mouvement fut une révolution. Elles permirent aux marins de se positionner en mer avec une très grande précision.

Surcouf sur la route des perles de Bassorah à Douala porte l’ambition d’un projet artistique qui a parmi ses objectifs de fabriquer une forme hybride, une expérimentation entre professionnels de divers corps de métiers de l’art. Il s’agit ici de cristalliser les différents regards esthétiques dans une forme expérimentale commune. Le projet a aussi pour objectif la vulgarisation de la littérature, des auteurs africains et européens, un autre objectif est de créer un spectacle fantastique.

Fondée en décembre 2013, la compagnie et association culturelle, Art Feeling a pour objectifs : D’œuvrer pour la promotion de la danse de la musique percussion de la mode bref de l’art en général et camerounaise en particulier ; d’accompagner et encadrer les jeunes artistes en quête d’orientation, et cultiver l’esprit de solidarité. L’association est également un outil d’éducation, de formation artistique des jeunes dans un esprit d’ouverture et de création des spectacles ; elle se veut aussi un moyen d’intégration, d’épanouissement à la fois physique et moral de tous les membres. Art Feeling reflète ainsi les rythmes et coutumes de la vie ; puisque l’art vit et suit le temps. Art Feeling comporte donc parmi ses membres des artistes en formation et des artistes professionnels

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