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[Analyse] De la cité épiscopale de Salomon de Bretagne aux îles Salomon du Pacifique

Le 7 février 1568, l’Espagnol Álvaro de Mendaña est le premier européen à découvrir les Salomon. Il y réside avec ses hommes jusqu’en août, une période marquée par des « rencontres continuellement sanglantes » avec les autochtones. Lorsqu’il revient en Espagne et relate sa découverte, les Espagnols, persuadés qu’il a découvert la légendaire Ophir, terre d’origine de l’or du roi biblique Salomon, indiquent le nom Islas Salomon sur leurs cartes.

Salomon est le nom d’un roi biblique mais désigne aussi en breton : Salaün, roi de 857 au 25 juin 874 qui défendit l’autonomie religieuse de la Bretagne, jusque-là rattachée nominalement à la province ecclésiastique de Tours, et favorisa l’érection de Dol en métropole.

Salomon porte aussi le nom des îles du Pacifique découvertes par Álvaro de Mendaña et aujourd’hui reliées à Sydney et Singapour par voie aérienne.

La vie près de la Mer, son économie bleue, ses traditions et hybridations imaginaires ont inspiré tant les austronésiens des Mers du sud que la ville de Dol fièrement campée sur la falaise de l’ancien rivage de la baie du Mont-Saint-Michel, berceau des industries Probiomer.

La journée internationale des peuples autochtones est célébrée chaque année le 9 août par les Nations Unies. Les femmes sont la colonne vertébrale des communautés autochtones et sont le pivot de la préservation et la transmission des connaissances ancestrales traditionnelles. Elles jouent un rôle collectif et communautaire intégral en tant que gardiennes des ressources naturelles et des connaissances scientifiques.

Elles sont aussi nombreuses à prendre la tête de la défense des terres et territoires des peuples autochtones et défendent les droits collectifs de leurs communautés dans le monde entier.

Dans le monde, 47 % des populations autochtones actives n’ont pas fait d’études, contre 17 % des non autochtones. Cet écart est encore plus important chez les femmes. Plus de 86 % des populations autochtones travaillent dans l’économie informelle, contre 66 % des non autochtones.

Des progrès modestes mais significatifs dans les processus de prise de décision dans certaines communautés ont été réalisés par les femmes autochtones, qui ont pu obtenir un leadership dans des rôles communautaires et nationaux, et se sont tenues en première ligne des protestations pour défendre leurs terres et la diminution de la biodiversité de la planète.

Un autre enjeu qui concerne tous les continents est celui des migrations. L’association la concorde a réalisé une étude en espagnol qui relate l’exil des chefs Beti du Cameroun en Espagne en 1916. Ils avaient été reçus par le roi d’Espagne, Alfonso XIII, après avoir suivi les allemands en retraite en Guinée équatoriale, seul pays d’Afrique hispanophone.

Une nouvelle « encyclopédie des migrants » pourrait partager des préconisations comment soutenir les travailleurs, les coopératives, les entrepreneurs et les économies des peuples autochtones.

De l’Afrique au Pacifique, ces peuples autochtones peuvent partager leurs connaissances et leur expérience sur la transmission des connaissances ancestrales traditionnelles dans des domaines tels que le changement climatique et la protection des ressources naturelles.

Kevin LOGNONÉ

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